Pour ceux que ca interesse (parce que c est long et parfois pas forcement interessant a lire), voila mon carnet de route de Dali a Chengdu. Comme il y a quelques passages memorables, je l ai mis en ligne. Parfois sous forme de note ou de phrases pas francaises (la fatigue … :p), ces recits sont sans doute bourres de fautes. Desole si ca vous fait mal aux yeux
(Pour les etapes, “M.o.N” signifie “Au milieu de nulle part”, ca correspond aux bivouacs).
Jour 146 / 31.03.2009 / Dali – M.o.N (dizaine de kms avant Jianchuang)
En avant pour Lijiang ! Gros p’tit déj avec le pain de mie et la confiture poire-mangue, tout en papotant avec mon pote de chambrée, un anglais de 58 ans, toujours entrain de plaisanter (mais je comprends pas toujours :p). Je le retrouverai surement dès demain à Lijiang.
Dès aujourd’hui, j’étraine la feuille de route de Fred Ferchaux. Ca rendra le trajet plus facile (j’ai les infos des cols, des points d’eau, des coins pour camper, etc …) mais pas moins passionnant, c’est sur ! Les 80 premiers kms sont pratiquement tout plat, mis à part un mini-col de +100m, dans une vallée agricole, où pas mal de monde bossent dans les champs. Dans la matinée, je sens l’aillet frais qui vient d’être récolté.
Aujourd’hui, c’est aussi ma première étape de pluie. Pas une pluie diluvienne, mais une légère bruine intermittente. Je suis content de pouvoir étrainer aussi ma veste imperméable qui joue parfaitement son rôle. Je n’ai pas trop chaud avec, elle me protège efficacement du vent et de la pluie, le top.
Après 80 km, petit arrêt repas puis j’attaque le col de la journée, +550m sur 10 km. La montée est irrégulière, avec des faux plats rapides et des portions assez raides où j’utilise fièrement mon pignon 34 dents
Pas de difficulté particulièrement pour cette montée, si tous les cols sont de ce niveau, ça devrait aller. S’en suis une descente avec quelques remontées, où je croise un groupe de gamins et leur instit (je suppose), qui deviennent tout fou en me voyant. Ils me crient “hello”, “ok”, se marrent tant qu’ils peuvent, courrent à côté de moi. J’adore ces moments là ! Enfin je retrouve de vrais enfants, pleins de vie. Même les adultes sont souriants, me font quelques gestes ou répondent à mes “ni hao”. Ils restent assez discrets et timides, mais rien à voir avec ma traversée du Yunnan.
Aprés quelques hésitations en voyant le ciel noir, je décide quand même de camper au milieu de la descente. Comme prévu sur la feuille de route, je trouve un coin bien discret, au milieu des pins (ou sapins, j’ai pas vérifié :p). Une fois installé, je suis surpris par un faisan qui décolle juste devant ma tente. Ca fait un de ces bruits ! Un peu plus tard, je l’entendrai repasser au dessus de ma tente. S’il y a des animaux sauvages, c’est qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de passages humains. Chouette !
Jour 147 / 01.04.2009 / M.o.N (dizaine de kms avant Jianchuang) – Lijiang
Comme prévu, cette nuit il a plu mais ce matin je bénéficie d’une belle éclaircie me permettant de remballer les affaires au sec et de profiter de la vue dans la vallée.
Je termine la descente vers un village qui fait plutôt petite ville, très allongé le long de la route puis file vers Jianshuang sous la pluie. Cette fois, il pleut assez fort, je prends donc une soupe revigorante à Jinshuang pendant que 2 dames chinoises me font la conversation. Elles s’inquiètent pour ma santé avec ce temps, mais je les rassure en leur montrant mon équipement.
Bien réchauffé, je file vers Lijiang mais surtout vers un col à prés de 3000m. Il pleut encore mais il ne fait pas trop froid. La route est relativement plate, elle m’amène à 2400m au début du col. Au croisement, tout droit Shangrila par une belle route, à gauche Lijiang par une voie apparemment bloquée, qui serpente au milieu des batiments désaffectés. Hum ? C’est bien par là ? Je demande à une vieille dame qui me confirme que oui, énergiquement.
En route pour une belle montée jusqu’à 2975m ! Dès le début, je ressens les effets de l’altitude, j’ai le souffle un peu court, mais je monte. Désormais, le brouillard est bien présent si bien que je ne vois plus grand chose, tout juste à 10m devant moi … En revanche, personne sur la route, un régal ! Seul pendant 2h dans un brouillard poisseux et sous la pluie, ambiance fin du monde garantie ! Tout prés du col, le brouillard se dissipe et me voilà quelques années en arrière, en Ecosse en plein hiver. De longues étendues rousses et blondes, une végétation assez rase, suis-je vraiment à 3000m ? Je serai encore plus bluffé en voyant une dizaine de paysans, cultiver d’immense champs. Vraiment rien à voir avec les 3OOOm pyrénéens !
Comme cadeau de bienvenue, 3 chiens me foncent dessus. Un bon entrainement pour plus tard. Je saute du vélo, me planque derrière et crie de toute mes forces “couché !”. Les 2 plus gros sont calmés, mais comme souvent, il reste le petit casse couille qui va rameuter tous les chiens du coin. Quelques cris supplémentaires en levant le bras un caillou à la main et il ne bouge plus. Il continuera à aboyer pendant un bon km.
Le ciel est un peu trop chargé pour que j’apercoive la chaine de montagne entourant Lijiang mais je me fait quand même plaisir dans la descente. Ca file jusqu’à Lijiang où aprés 1h à chercher un hotel pas trop cher, je tombe sur David, le vieil anglais rencontré à Dali. Il m’accompagne à l’AJ (auberge de jeunesse) où je prends la carte internationale à moindre frais, permettant d’avoir un prix réduit pour chaque nuit dans une AJ officielle du monde. Cela me sera utile pour la suite, surtout en Europe !
Jour 148 / 02.04.2009 – 03.04.2009 / Lijiang
Comme d’hab, promenade dans la vieille ville, très mignonne et vraiment bien restaurée. C’est évidemment ultra touristique mais comme ce sont en très grande majorité des touristes chinois, je n’y vois que du feu. Et puis la ville est tellement charmante que cela ne me dérange pas du tout.
Tentative d’extension de visa au PSB, pas possible. Comme à Xiaguan, je dois la demander 3 jours avant l’expiration du visa … Cela me laisse le temps d’arriver à Shangrila du coup.
J’hésite à m’équiper un peu mieux pour la pluie et le froid mais je n’arrive pas à connaitre la réelle qualité des produits que je vois, ce sont tous des copies de grandes marques telles que North Face ou Columbia. Je préfère ne rien prendre que de me trimballer du matos merdique qui va m’encombrer. Je me contente donc de 2 paires de chaussettes épaisses, pour l’aprés-vélo. Advienne que pourra !
J’avais prévu d’explorer la zone vers le Yulong Snow Moutain que j’aperçois de Lijiang, sublime sommet enneigé du haut de ses 5500m, mais il faut payer 120 Yuans (15€) pour rentrer dans la zone. Etant contre le principe de faire payer l’accés à des sites naturels, surtout quand le droit d’entrée finit dans la poche de quelques corrompus, je me contente de l’observer d’ici.
J’aurais probablement pu ne rester qu’un seul jour à Lijiang mais j’ai le temps pour rejoindre Shangrila (visa oblige), j’en ai donc profiter pour lire la notice de mon appareil photo. C’est fou ce qu’on peut apprendre d’un manuel
Jour 149 / 04.04.2009 / Lijiang – Qiaotou
Un p’tit peu la flemme de partir, j’aimais bien la compagnie de David, des filles de l’AJ et de leur petit chien toujours entrain de vouloir jouer (pour le plus grand malheur de ces deux potes adultes). Mais bon, une longue route m’attend encore.
Je galère pour sortir de la ville, seules les rues sont indiquées sur les panneaux. Aprés quelques kilomètres, j’arrive à récupérer la route par laquelle je suis arrivé. Ce coup ci, je continue tout droit au croisement, direction Zhongdian. Je motive des jeunes pour qu’ils pédalent au lieu de pousser les vélos et hop, ils me suivent presque jusqu’en haut ! On papote un peu.
Du haut du col, je vois toujours le Yulong Snow Moutain, tout enneigé et dans les nuages. La descente est superbe, avec de belles vues sur les eaux turquoisees du Mékong et sur le pic enneigé. Dommage que le temps soit nuageux.
Ca descend très longtemps puis une route up and down m’amène à Qiatou, en longeant le Mékong. Ici c’est le début des gorges, je dois m’acquitter de 50 Yuans. Je me pose à la première guesthouse en vue, Jane’s GH, 10 Yuans, pas cher. Le (ou la, je ne sais pas trop) gérant est sympa mais un peu collant, il aime bien me toucher …
Jour 150 / 05.04.2009 / Qiaotou – Walnut grove
Pfiou, il pleut encore aujourd’hui … Je m’étais posé à Qiaotou pensant profiter au max des gorges aujourd’hui mais c’est raté. Je traine au lit espérant une amélioration mais à 10h je me décide de décoller, au moins jusqu’au début du col. Je prends le p’tit déj avec ces demoiselles dont une qui à l’air de se prendre un saxo par le gérant (mais en chinois, donc je ne comprends pas grand chose). Au menu, pain et thé tibétain (thé avec du lait salé). Je reste papoter un peu vu que ça fait plaisir au gérant puis je file quand même à 11h, sous une légère bruine. Il m’a filé des mandarines, des noix de cajous et d’autres trucs à manger, super gentil. Son chien par contre est super casse couille depuis hier, toujours à courir dans mes pattes, j’ai bien envie de l’envoyer valser dans le Mékong …
La route est bien sympa, d’abord assez fréquentée par des gros bus puis rapidement elle devient étroite, empêchant au gros bus de continuer ! Génial ! Elle est plutôt en bon état, avec quelques passages en piste mais rien de méchant. Cela monte pratiquement non stop pendant 20km pour arriver à Walnut Grove. Je prends bien le temps d’observer les gorges, de plus en plus haut, c’est bien sympa.
Comme je suis parti tard et que le temps n’est pas encore terrible, je me pose à Walnut Grove, aprés seulement 23 km. J’espère toujours pouvoir profiter d’un super temps demain. S’il pleut toujours, tant pis, je fonce vers Shangrila. Je suis au pied du col de 22km pour 1100m de dénivelé positif. Il va falloir avoir la pêche demain matin !
Soirée super sympa, j’ai discuté pendant 2 bonnes heures avec un américain aux airs irlandais (roux avec un bonnet vert) qui vit quelques mois à Shangrila et qui a énormément voyagé, notamment au Tibet. aux Etats Unis, il bosse dans une communauté de 7 personnes qui s’intéressent à tout ce qui touche à l’environnement et à la production de legumes bio.
Jour 151 / 06.04.2009 / Walnut grove – Bashuitai
Oh non ! Il pleut encore à 7h30 … Tant pis, il faut quand même que j’avance, je ne vais pas rester éternellement à attendre le soleil. Un p’tit déj à la GH en papotant avec les autres touristes (dont 2 norvégiens qui font un tour de malade en 2 semaines : Shangrila – Lijiang – Chengdu – Xining – Lhassa – Pékin, le tout en train/avion sans trop se poser de questions … Ca doit faire 10.000 km facile …) puis j’attaque cette longue route, au sec, la pluie s’étant arrêtée.
Je croise rapidement une fille de la GH qui rejoint Bashuitai à cheval. Je me demande bien par où vu la profondeur des gorges et les falaises plutôt escarpées cela risque d’être majoritairement par la route. Très rapidement, je vois les rayons du soleil qui viennent se refléter ça et là, dans une végétation encore toute humide aprés une belle nuit de pluie. Plus j’approche de la fin des gorges, plus je le devine. Ca y est, il est là ! Le soleil m’irradie de sa douce chaleur alors qu’il flotte dans un pur ciel bleu ! Waouh, c’est parti pour une journée de folie !
Toute la journée, les décors sont d’une beauté à couper le souffle (alors que j’en ai bien besoin :p). Dès la sortie des gorges, je me retrouve dans un plateau aride, aux couleurs rousses, bordé par des pics abrupts à plus de 4000m et toujours surveillé par le Yulong Xueshan et le Haba Shan, tout 2 majestueux dans leur belle robe blanche. Un seul mot me revient sans cesse à la bouche : waouh !
J’attaque la montée du col tout feu tout flamme, en tee shirt, profitant à chaque instant de ce beau temps. La montée n’est pas si rude que je le pensais, mais quand même bien longue. Le passage dans la vallée suivante me livre de nouveaux paysages, toujours aussi purs et aériens. La profondeur et l’immensité des vallées donnent le vertige sur cette route en corniche !
Aprés une brève descente de quelques kms jusqu’au village d’Haba, je dois regagner aussitôt l’altitude perdue pour franchir un second col. Le vent s’engouffrant dans cette vallée est assez fougeux, quand je le prends de plein fouet en sortant d’un virage, il me freine net ! En montagne, la puissance des éléments de la Nature est démesurée. L’eau dévale les falaises à une vitesse vertigineuse pendant que le vent se joue de vous avec une facilité déconcertante.
Ce second col est le début d’une longue descente vers Bashuitai, encore un moment magique. Les mots viennent difficilement devant de tels décors mais les émotions sont bien là. Je suis aux anges ! Les jambes commencent quand même à donner quelques signes de fatigue, alors aprés avoir manger un bout, je reste dormir à Bashuitai, aprés 70km de route, principalement de montées.
Quelle belle journée !
Jour 152 / 07.04.2009 / Bashuitai – M.o.N
En me réveillant, j’ai peur d’entendre la pluie … mais une fois la porte ouverte, j’ai droit à un bon levé de soleil sur les monts enneigés, et un super beau temps ! J’avale un plat de riz, je papote un peu avec de jeunes touristes chinois plutôt sympas et par à l’attaque des nombreux cols de la journée.
Le premier m’amène de 2380m à 2910m sur 16km. Montée agréable au sein d’une vallée boisée (comme toute la journée). Puis je redescend de 200m pour les remonter de suite. C’est parfois difficile de redescendre pour remonter mais c’est la loi de la montagne. S’en suis une bonne descente, un peu trop raide, qui m’amène à 2570m alors que je dois remonter à 3410m !
Le soleil est bien là, je commence à avoir les bras un peu rosé. Hop la crème solaire, j’avale une tasse de nouilles instantanées et à l’attaque ! Montée assez rude, avec de bons pourcentages, mais j’y arrive et j’en suis tout content. Je passe un col qui est 200m plus haut que le Vignemale (plus haut sommet pyreneen francais), c’est quand même énorme ! Je redescend de plus belle jusqu’à un petit village où je peux manger une bonne assiette de riz, j’en avais bien besoin ! Comme j’ai absolument envie de camper dans cet environnement, je commence la montée du dernier col avant Shangrila, qui va jusqu’à 3570m. Je m’arrête à 3330m où je trouve un coin agréable pour camper, avec vu sur les pics enneigés. Il est quand même visible de la route mais je ne pense pas que l’on vienne m’embeter.
A part ça, ben je vais voir si je suis suffisamment équipé pour passer une nuit à plus de 3000m vu qu’il me faudra en passer à plus de 4000 :p
Jour 153 / 08.04.2009 / M.o.N – Shangrila
Nuit plutôt fraiche et légèrement délirante, probablement l’altitude. Je suis pas mécontent de voir le soleil apparaître. Malin comme je suis, je n’ai pratiquement plus d’eau et rien à manger à part des soupes instantannées. Alors je pli bagage et j’entame la fin du col, étape qui me semble être une formalité aujourd’hui.
Ca monte tranquille, réchauffé par le soleil, je suis tout content. A l’approche du col, le vent se met à souffler assez fort et je ressens les effets de l’altitude, j’ai du mal à avancer et le souffle court. Pfiou, dur dur ! La descente est du même acabi : vent de face, mains congelées, ça rigole moins … J’ai quand même le privilège de voir les premiers yaks et les chiens de troupeau, aussi gros que les patous, ça calme !
Je longe une route bondée de maisons tibétaines, très massives. Je croise quelques paysans, tibétains ou chinois, je ne sais pas, toujours est il que je comprends très rapidement que la vie est rude ici. Cultiver une terre à plus de 3000m, avec le climat qui va avec et les outils rudimentaires, c’est pas rigolo tous les jours.
J’aperçois les premiers chevaux des vents, ces célèbres ribambelles de morceaux de tissus colorés que l’on retrouve beaucoup au Tibet, principalement en haut des cols. Dans le même esprit, les paysans et leurs troupeaux portent des décorations. Les yaks “chef” (je suppose) portent des espèces de tresses, les chiens de beaux colliers colorés et les humains, des tenues qu’on croieraient de cérémonies.
Au bout de 20 km, je tombe au beau milieu de nulle part, sur un village tibétain éco-touristique authentique unique au monde, en carton pate, avec des chinois qui jouent aux tibétains. C’est l’occasion de manger des nouilles instantannées récupérér de l’eau chaude et un yaourt bien frais ! Pfiou, ça fait du bien ! Mais bon, je ne m’attarde pas trop sur scène, je continue la route. Pas facile mais aprés quelques pauses lait chaud, j’arrive à Shangrila, où je trouve une GH déserte au fin fond de la vieille ville.
Jour 154-156 / 09.04.2009 – 11.04.2009 / Shangrila
Pas grand chose de special : equipement pour le froid, courses, velo, glandouille.
Je rencontre Marco, un vrai italien tres expressif, tenant un bon resto et qui m aide a chercher un sac de couchage. Apres plusieurs coups de fil, impossible d en trouver un a Shangrila … Tant pis, je vais voir Kevin, un ami a lui, americain tout aussi expressif, qui tient un magasin d equipement outdoor, velo, moto, etc … Super sympa, il me vend un de ses sacs a viande en polaire personnel (le terme “sac a viande” designe un sac fin, souvent en coton ou soie, que l on insere dans un sac de couchage pour gagner quelques degres) et me donne pas mal de conseils pour la route. Belles rencontres.
La suite de la route sera peut etre delicate, le Sishuan est ferme aux touristes, va falloir la jouer fine.
Jour 157 / 12.04.2009 / Shangrila – M.o.N
Ca y est, je quitte Shangrila ! je me prepare tranquillou, je n ai que 70km a faire aujourd’hui, avec pas mal de descente. Je vais manger une soupe de nouilles fraiches, super bon ! Puis j attele le velo, avec l aide du jeune gerant. Meme s il ne parlait pas anglais, je commencais un peu a m attacher a ces lieux, avec les 2 chiens bien sympas aussi.
Route tranquille dans une vallee boisee, belle montee, belle descente, sur du goudron. Ce n est qu au debut du premier col que la piste debute. Pas grand monde, je suis tout content, je discute avec les vaches.
Jour 158 / 13.04.2009 / M.o.N – M.o.N
Nuit relativement bonne, un peu humide, en me levant je vois du givre sur la tente. Petit dej avec le rechaud qui tousse puis je me recouche pour me rechauffer, en attendant le soleil. J ai prevu d atteindre le debut du col 4326m et de monter un peu.
Mais avant ca, il faut finir la grimpette jusqu au col 3915m ! Belle route en lacets, qui monte gentillement, sous un beau soleil. Comme d hab, des que j atteins une nouvelle altitude, je commence a peiner, mais je franchis le fameux col et passe sous les drapeaux tibetains. Belle vue dans la nouvelle vallee, je file sur une piste en preparation de goudronnage jusqu au hameau ou je mange. Je ne sais pas si c est la brusque descente mais j ai chaud a la tete et suis bien fatigue.
Je continue la route dans la vallee pour rejoindre le debut du col. Je tombe sur un petit hotel tibetain ou je m installe et dors comme une enclume.
Jour 159 / 14.04.2009 / M.o.N – XiangCheng
Bonne nuit bien au chaud, bon ptit dej a cote de la famille tibetaine (eux mangent tsampa et the au beurre de yak) et zou ! a l assaut du col ! Le debut est dur, j ai les jambes lourdes, mais des qu elles sont chaudes, j avance ! Montee bien longue (22 km) mais superbe, au coeur d une vallee boisee ou meme les arbres sont poilus tels les yaks. Passage du col sous les drapeaux tibetains attaches a un stupa et je mange un bout a cote de blocs de glace. Courte descente puis dents de scie interminables entre 4000 et 4200m pour atteindre le col suivant a 4200m. Qu il m aura donne de la peine celui la ! Une fois franchi superbe descente au milieu de paysages enneiges puis aux couleurs automnales avec en vue le fond de la vallee et la suite de la route. Waouh !
S en suis une nouvelle montee en corniche, moins sournoise puisqu en 5 km, je passe de 3600 a 3800m. dernier col franchi, vue a couper le souffle ! 1200m plus bas, la vallee de Xiangcheng avec ses belles demeures tibetaines eparpillees dans une vegetation verdoyante, domine majestueusement par quelques pics enneiges. Descente d anthologie de 26 km pendant 1h ! Le bonheur !
Quelques dents de scie a 2600m pour rejoindre Qingmai puis les 10 derniers km d ascension pour arriver a Xiangcheng. Ils seront vraiment dur, plus de force dans les jambes, mais sacree etape de fou que je referai avec le plus grand des plaisirs.
Jour 160 / 15.04.2009 / XiangCheng
Xiangcheng est un ancien village tibetain transforme en petite ville chinoise ou pullule des chinois. On se croierait dans n importe quelle ville chinoise si ce n etait le cadre et les quelques demeures tibetaines restantes. Pour detruire une culture et tente de palement l imiter a des fins touristiques, les chinois sont tres forts. Mais jamais ils ne tromperont le voyageur aguerri, un monde separe les chinois des tibetains, beau peuple fier de ses origines, le regard petillant, un sourire accueillant, une sincere humanite qui se degagent de ses boutchous aux joues rosees aussi bien que de ces femmes et hommes.
Jour 161 / 16.04.2009 / XiangCheng – M.o.N
C est parti mon kiki ! a l assaut du col 4725m ! Je pli bagage fissa et pas mecontent de quitter cet hotel crade (surtout les toilettes …) et je retourne dejeuner au meme endroit qu hier. 2 bols de lait de soja bien chaud, 7 long beignets bien gras, miam !
Les 30 premiers km sont plutot en dents de scie, un peu comme la forme. J ai pas la peche aujourd hui, les roulements de plus en plus uses n arrange rien. J arrive quand meme au debut du col ou je me pose pour manger et ecouter quelques chapitres de Candide a l ombre (j ai recemment decouvert les livres audio, c est pas mal). je somnole un peu puis me decide a repartie en plein caniar legerement vetu. Ca grimpe sec, rarement en dessous de 5% mais la forme est revenue. je roule un peu plus de 2h pour remonter a 3800m (j etais a 2760m) sur une route en corniche donnant de magnifiques vues sur la vallee. Superbe aprem !
J installe le camp au bord d une riviere et je file m y laver. Etre a poil a 3800m entrain de se laver en pleine montagne, c est genial ! Je me repose un peu, toujours en ecoutant Candide, je mange et des le soleil derrier la montagne, je vais dans la tente, toujours pret a affronter une eventuelle nuit bien froide. Je regrette un peu de ne pas avoir un bon duvet, ca m aurait permis de rester un peu plus dehors, d etre plus libre dans les itineraires. Mais pour un premier voyage, c est tres bien !
Jour 162 / 17.04.2009 / M.o.N – M.o.N
Superbe nuit ! Meme pas froid, a part vers les 5h du mat, mais pas mechant. Je pli et en avant pour la montee. 8km pas tres raide me mene dans une vallee ou je trouve des especes de bergeries en bois et terre, et d ou j apercois la suite de la montee … brrr ! Il reste un sacre morceau !
Les vues s enchainent, un vrai plaisir ! Je monte bien jusqu aux alentours de 4500m ou je commence a avoir bien du mal …. Les 5 derniers km me paraissent interminables, un bon mal de tete me prend, je ressens bien l effet kisscool de l altitude.
Je m accroche, je lutte, je garde patience. J apercois les banderolles ! J y suis ! 4725m ! Je prends quelques photos mais ne traine pas trop, j ai la tete qui va exploser … Petite descente, puis remontee progressive sur 2.5km dans un paysage lunaire, sur de la tole ondulee. Un vrai bonheur avec le mal de tete. J arrive au debut de la vraie descente vers Shangdui ! Superbe descente meme s il me tarde d etre revenu a une altitude plus supportable, 3940m, Shangdui.
Superbe village tibetain ou je ne vois pratiquement que ces maisons chateaux et quelques yaks, si on oublie le poste de police et l unique resto, chinois. Juste quand j arrive, une centaine d enfants tibetains sort de l ecole. Tres chaleureux, toujours morts de rire quand ils me voient. Un flic chinois me demande le passeport. 3 fois en 300km, on se croierait en Irak ! Je mange un bon bout puis j hesite a continuer ou rester ici. Le mal de tete a disparu pratiquement instantanement a Shangdui. Je souffle une bonne heure et me decide a rouler un peu pour camper plus loin. Bien m en prend, je trouve un petit coin de paradis bien cache, herbe fraiche, sol nickel, au bord de l eau et des montagnes. Chouette ! Premiere nuit a plus de 4000m !
Jour 163 / 18.04.2009 / M.o.N – M.o.N
Mauvaise nuit, j ai eu 2 gros coups de diarhee qui m ont force a sortir cul nu, frontale sur la tete, par 5 degres. J ai pris quelques medocs, puis vers 4/5h, j ai eu bien froid. Probablement parce que je n ai pas mange hier soir + la diarrhee.
Du coup, ce matin, je suis tout vaseux, je fixe l horizon, aguard, je n ai meme pas faim. Que faire ? Rester ici une journee en faisant un saut a Shangdui prendre quelques provisions supplementaires ? Tenter d avancer un peu plus en cette belle journee ensoleillee ?
Je dejeune en mangeant un quart d une soupe de noodle et un the sucre, donc 3 fois rien, je pli bagage et je m elance pour les 710m de denivele sur 30km.
Les 10 premier kms se passent bien, rythme super peinard mais je me sens quand meme tout vaseux, puis peu a peu, je sens mes forces me lacher … Au bout de 18km, stop ! Je pose le velo, je me trouve un coin pour me poser et je fais cuire le riz qu il me reste. A plusieurs reprises, je crois tomber dans les pommes … Je mange 2 cuilleres et je m endors ou je me trouve, entre herbe et rochers. 30 min de sieste, je remange un peu plus de riz et je reprend la route, toujours aussi vaseux. Les jambes font tourner les pedales tant bien que mal, le souffle est court et bruyant, jusqu ou vais je pouvoir aller ? Devant moi, j ai 3 cols a 4600m, dur dur !
J ai du mal mais j en apprecie enormement les paysages lunaires et l ambiance. Seul dans ce plateau vallone, pas un bruit (sauf quelques chiens furieux mais attaches, ouf !). La neige commence a tomber tres legerement. Apres dure lutte, je franchis le premier col. Cela me donne un coup de boost impressionnant. Bon, je n attaque pas le second col a 35 km/h, grand plateau a la Armstrong, mais je me sens mieux. Le second col est une formalite, je redescend de 75m pour en remonter 35. S en suis une superbe descente me menant sur un autre plateau immense, avec une seule maison tibetaine au bord de la route. J y rencontre 2 gamins super jovial et souriants. Puis apparait devant moi le TuerShan, col a 4650m, soit 265m plus haut que ma position actuelle. J en vois les lacets qui me font fremir mais je sais que derriere le col c est une descente sur 30 km ! La montee est dure, de nombreuses pauses bonbons et eau, mais j y arrive ! J en hurle de joie ! J etais comme un zombie ce matin mais j ai reussi a aller chercher l energie au fond de moi pour y arriver !
C est parti pour une splendide descente, dans une vallee glaciaire, puis a travers un immense plateau type grand canyon. A un moment, je traverse un troupeau de yaks au milieu de la route. Je fais pas le malin ! C a l air tres doux mais de belles cornes aussi !
La traversee du plateau est prodigieuse, de nombreux troupeaux paissent jusqu a l infini, les nuages tachetent d ombres les montagnes erodees et arides, et une route de 4/5 km traverse tout ca en ligne droite. Fabuleux !
Ici, les chiens ne sont pas attaches, certains arrivent ventre a terre, lances a toute allure, ca fout la trouille ! Je me jette du velo que je mets entre le chien et moi, un cri animal du fond des tripes et ils se cassent. Pas temeraires et heureusement !
Apres un raidillion sorti de nulle part, j arrive dans la vallee de Jiawa. Toujours une splendeur, avec quelques maisons tibetaines dispersees, les collines ocres, des petits canyons. Trop beau !
Arret checkpoint police, puis je passe le village de Jiawa pour aller camper quelques km plus loin.
Ces derniers kms sont assez ereintants mais je trouve un coin pas trop mal. Encore une journee de folie ! Quel magnifique Tibet !
Jour 164 / 19.04.2009 / M.o.N – Litang
Grasse mat’ jusqu a 8h30 puis en dejeunant, un voisin tibetain vient me rendre visite. Il est bien curieux et inspecte tout ce qui depasse de la tente. Il est venu chercher des petits sapins pour les replanter ailleurs. J apprends mon premier mot tibetain. “tachidele” qui veut dire bonjour, bonne chance, etc … Un mot bien sympathique. C est la dessus qu on se quitte, au bord de la route vers Litang. Fin d ascension pas difficile mais un peu fatiguante pour les jambes qui sont a 2 doigts de faire greve. J arrive a la fameuse ‘ShagaShan’, montagne sacree pratiquement recouverte de banderolles. Un bout de papier vient finir sa course contre ma roue, je le garde en souvenir.
Belle descente qui me mene sur l immense plateau de Litang, que j apercois au loin, a 10 km. Fin d etape en roue libre, tranquillou. J y croise un chinois en panne a velo, les rayons tous torsades, les pneus recousus au fil de fer et une entaille de 5 cm dans la chambre a air arriere. Waouh ! Il ne se demonte pas et se fait une enorme rustine avec une seconde chambre a air, elle aussi dans le pneu !
A Litang, concert de klaxons, poussiere, bruits … Que ca fait mal apres ces quelques jours dans la montagne …
Jour 165 – 166 / 20.04.2009 – 21.04.2009 / Litang
De belles maisons tibetaines, un ‘quartier’ tibetain, vivant mais calme, un beau monastere en travaux et des gros cons de chinois. Pas possible de prendre un bus pour Kangding vu que je suis un laowai (etranger), alors en route a velo !
Jour 167 / 22.04.2009 / Litang – M.o.N
Apres 2 jours de repos, je retrouve mon velo pour rouler vers Yajiang puis Kangding. Ca fait un bien fou ! Je quitte Litang, sans heure ni compteur, a l attaque du premier col de la journee : 6% sur 7km ! En fait, la journee sera assez facile, malgre le relief, tous les decors sont beaux. Paysages lunaires, monts tout peles entierement deforestes. De nombreux ‘tachidele’ me motiveront.
Apres 75km de route, je trouve un bon coin de bivouac entre 2 cols. Demain ca devrait etre pepere jusqu a Yajiang.
Jour 168 / 23.04.2009 / M.o.N – M.o.N
Beau lever de soleil de ma tente mais difficile de sortir du lit ! Debut difficile, ca grimpe pas mal pendant 30km avec quelques descentes malgre tout. Aujourd hui, j ai dit plus d insanites envers les chinois que dans toute ma vie … Leurs coups de klaxon incessants et leur maniere de conduire me rendent fou !
Belle descente de 36km / 1200m de denivele pour arriver a Yajiang, coincee entre 2 cols a plus de 4000m. J y mange et essai de prendre un bus jusqu a Kangding. Pas de gros bus mais un minivan pour 50 euros. Un bon eclat de rire que le chauffeur ne comprend pas et je continue a velo. Faux plat de 24 km puis debut du col sur 10 km, pour un bon bivouac discret. Demain, rude journee jusqu a Kangding mais je peux le faire !
Dans les vallees boisees, les couleurs d automnes sont belles.
Jour 169 / 24.04.2009 / M.o.N – M.o.N
Belle nuit, j attaque ce rude morceau de col en pleine forme, 6% sur 13 km ! Je mouline pepere sans notion de temps ni de distance, je n ai plus de compteur. Et finalement, c est pas plus mal ! Au bas du col, j apercois tous les lacets jusqu au sommet ! Mais comment vais je monter la haut ?? A vrai dire, on ne se rend pas compte a quel point on prend vite de l altitude meme a 5-6 km/h. Rapidement, on se retrouve perche sur de hauts lacets et on contemple la vallee en disant : ‘waouh ! il y a une heure j etais la bas !’.
Montee spectaculaire qui m a bien plu. S en suis un peu de faux plat descendant puis … un autre col ! Aie, c etait pas prevu ca ! Finalement, pas mechant, peut etre 100m sur 2 km, puis c est le sommet. Quelle vue ! Du haut du col, j apercois tout au loin la chaine enneigee du Gongga Shan, culminant a 7556m ! Cela me laisse bouche bee ! Puis c est parti pour une descente de 1000m de denivele jusqu a Xinduqiao. Sur la fin, la route devient mauvaise, du caillou broye sur une piste gondolee. Je mange un bout a Xinduqiao ou je me fait presque engueuler parce que je n ai pas compris la somme en chinois. he ho papi ! calmos un peu ! Je me casse de cet endroit malsain, a l attaque d une piste horrible ! Le remake d il y a un mois ! C est plat, j avance comme un escargot, mais j avance. Quelques chiens viennent jouer a qui va mordre les mollets en premier mais ils font vite demi tour. J avoue que caillasser ces chiens est un bon moyen d evacuer la rage envers les chinois que j ai en moi. Enfin, heureusement pour eux je les rate avec mes cailloux de 3 kg …
Sans aucune info de distance, je ne sait plus trop ou j en suis. Kangding ce ne sera pas pour ce soir, la route est bien trop pourrie. Mais je lutte pour avancer le plus possible, une rage profonde de quitter ce pays au plus vite me donne une energie folle !
Pres d un ruisseau, alors que le vent de face n a fait que forcir depuis Xinduqiao, je n ai plus de force … Je pousse le velo pendant quelques kms puis je cede, je camperai ici, a la vue de tous, et tant pis pour la police, je saurai les accueillir ! (le camping sauvage est interdit en Chine, sauf en prevenant la police des endroits ou on campe …).
Je m installe et 10 minutes apres, grosse tempete et averse de grele ! J ai eu du flair sur ce coup la !
Jour 170 / 25.04.2009 / M.o.N – Kangding
Nuit appocalyptique ! Orage furieux, innombrables eclairs, pluie, vents violents ! Bon test pour la tente, elle resiste
Mais je ne faisais pas le malin … Cela m a rappele une nuit irlandaise sur un terrain de rugby
Je ne traine pas trop pour arriver tot a Kangding.
La route pourrie qui ne devait durer que 43 km durera … jusqu a 5 km avant Kangding !
J arrive au debut de la veritable montee pour ce dernier col tibetain. Il est sous la neige, dans le brouillard et un bon vent de face en protege l acces. Meme pas peur, j attaque cette rude montee dans un merdier sans nom … Le froid me saisit, le manque d energie m assome … Waouh, c est rude !
Apres une dure lutte, j arrive en haut et j attaque la descente. Un vrai bourbier ! Le goudron a completement disparu, laissant place a un champ de guerre, de la boue partout, de grosses ornieres … tout ca dans le froid et le brouillard. La moitie des vehicules montant sont en panne. Des bus sont coinces au bord de la route, le regard frigorifie des touristes chinois contraste avec mon etrange surexcitation a descendre a fond la caisse ce parcours du combattant. Je double tout le monde, fait quelques sauts involontaire, je me sens voler sur ce terrain pourri, invicible a la chute ! Je me fais quelques frayeurs mais je rigole bien. je klaxonne en hurlant “TUUUUUT” a chaque vitre ouverte, et je continue, hilare, ma chevauchee. L effet de l altitude ? Je ne sais pas mais je me suis bien eclate !
A Kangding je met une heure a trouver un lit, tous les hotels sont complets ou ne veulent pas d etranger … J ai reussi a acheter un ticket de bus pour Chengdu, mon evasion est proche !
Jour 171 / 26.04.2009 / Kangding – Chengdu
Je file rapido a la station de bus pour etre sur de pouvoir mettre le velo dans la soute. Pas de souci, il y a de la place. Comme je m y attendais, le chauffeur essai de me raqueter de quelques euros alors qu il m a regarde les mains dans les poches, lutter seul pour glisser le velo en soute. J appelle un des flics de la station et tout rentre dans l ordre, je monte dans le bus sans supplement a payer alors que le chauffeur s en va, furieux. Le trajet se passe bien, mais arrive a Chengdu, le chauffeur se venge, il me balance velo et bagages sur un trottoir. Je l engueule comme il se doit mais il s en fout … Qu est ce qu’ils peuvent etre cons ces chinois …
Chengdu est une immense ville de 4 millions d habitants .. Ca va etre dur de trouver l auberge de jeunesse. Par chance, en deconnant avec tout le monde (c est mon jeu favori, discuter avec tous les chinois que je croise mais en francais, ils ne comprennent rien, ca me fait bien rire
), je rencontre 2 jeunes etudiants en roller qui parlent anglais. Ils m amenent gentillement a l auberge. Premiers chinois sympas que je rencontre en 1 mois et demi de voyage ! Waouh, ca se fete !
Dimanche 17 mai 2009 à 10:03 |
he bé !!on ne sait trop quoi dire aprés un tel récit!J’ai juste relevé qu’il est souvent bon de lire les notices!!Et ces chiens qui veulent se briser les crocs sur tes mollets musclés!non mais!J’aurais bien voulu te voir tel Tarzan,leurs crier dessus!Enfin encore bravo pour ton courage et ton abnégation.
Dimanche 24 mai 2009 à 14:42 |
Je vous ferai une demonstration en France mais j’ai peur que les chiens ne soient trop sensibles compare a ici …
Mon nouveau coequipier anglais n est pas mauvais non plus, comme il est souvent devant, il se fait souvent courser, et a chaque fois je suis mort de rire de le voir crier sur le chien
Lundi 25 mai 2009 à 23:56 |
Pas trop sympa ces chinois décidément !
Euh ptite question, l’eau dans la montagne à poil ! combien de degrés ???? lol
Dans tous les cas bravo pour ton parcours mm si sa doit pas etre marrant tout les jours …
Vendredi 5 juin 2009 à 10:19 |
Aucune idee de la temperature mais pas si froid que ca, surtout apres une journee en plein caniar
C’est quand meme marrant 99% du temps, donc j’ai pas a me plaindre