nouveau voyage à vélo – nouveau blog

samedi 24 septembre 2011

Pour notre prochain voyage à vélo en Amérique du Sud, nous avons créer un nouveau blog. Si vous voulez nous suivre, c’est par ici :

verslhorizon.wordpress.com

A bientôt !


Le p’tit nouveau !

mardi 13 juillet 2010

Voici enfin quelques photos du p’tit nouveau !

Enfin, p’tit nouveau … ça fait déjà 5 mois qu’il m’accompagne pour me rendre au boulot ! C’est juste que je délaisse grandement ce blog depuis mon retour à la sédentarité … Mais je vais essayer d’arranger ça 😉

Pour tout vous dire, il ne m’aura pas fallu très longtemps pour me rendre compte qu’aller au boulot en voiture, en partant d’une ville comme Bruxelles, n’est pas une très bonne idée … Désormais, je roule 4km dans Bruxelles par des voies cyclables, j’enchaine avec 20 minutes de train puis à nouveau 4 km de vélo mais cette fois ci dans la forêt, avec tous pleins de lapins 🙂

J’étais assez sceptique sur la performance et la fiabilité de ce genre d’engin made in china, mais finalement, pour faire juste quelques kilomètres par jour, ça suffit amplement.

Trève de long discours, voici quelques photos :

Le Dahon

Le Dahon

Dans les bois de Braine l'alleud

Dans les bois de Braine l'alleud

visions printanières

visions printanières

Le Dahon en action

Le Dahon en action

à travers les bois de Braine l'alleud

à travers les bois de Braine l'alleud

à travers les bois de Braine l'alleud

à travers les bois de Braine l'alleud


Enfin des nouvelles !

jeudi 4 février 2010

Salut à tous !

Désolé pour le manque de nouvelle depuis plusieurs mois, j’ai quelques peu délaissé ce blog pour ma nouvelle vie bruxelloise en compagnie d’Angélique 🙂

Dans les semaines qui viennent, je compte revoir pas mal l’organisation du blog pour que les récits actuels soient plus facilement consultables par les nouveaux, mais aussi, anciens visiteurs.  J’ai aussi l’envie d’ajouter pas mal d’informations en rapport avec le voyage à vélo, dans le but d’aider les futurs voyageurs, mais surtout, d’inciter les hésitants à franchir le pas, c’est tellement enrichissant !

Et puis j’ai pas mal de choses à vous raconter, à commencer par notre prochain projet de voyage et mon futur nouveau vélo, commandé aujourd’hui même et très différent du précédent, vous verrez 😉

à bientôt,

Rémy

PS : j’ai ajouté la possibilité de s’abonner au blog pour recevoir un mail quand un nouvel article est posté. Il suffit de saisir son adresse mail en haut à droite et de cliquer sur « s’abonner ».


Découverte de la Serbie

samedi 10 octobre 2009

Nous voici désormais en Serbie, Angélique et moi, pour un mois de vadrouillage à travers la plate Voïvodine et ses grandes villes Novi Sad et Belgrade. Nous continuerons le long de la route des forteresses (j’en vois déjà une qui saute partout !) qui se fraie un chemin au côté du Danube dans les gorges de Derdap, jusqu’à la frontière roumaine et les portes de fer. De là, nous devrions descendre plus dans le sud pour découvrir des régions plus montagneuses et plus sauvages, en direction de l’alléchant parc de Tara, au sud ouest, où nous pensons faire quelques randos. Le temps passe vite, dès fin octobre il nous faudra déjà rentrer et reprendre, cette fois, une autre longue aventure que l’on appelle travail 😉

Au moment où j’écris cet article, nous sommes à Novi Sad et prenons dés demain matin, la direction de Belgrade. Tout se passe très bien, la Serbie est un pays très intéressant à découvrir et pourtant il n’attire encore que peu de touristes. Cela devrait changer très rapidement maintenant qu’il a atteint une certaine stabilité politique. Je vous en parlerai plus longuement dans un prochain article, si j’en ai le courage 😉

A bientot !

PS : si vous voulez plus de détails, je vous invite à regarder le blog d’Angélique (vagabondange.over-blog.com), qui, je dois l’avouer, est beaucoup moins fénéante que moi pour donner des nouvelles 😉


De Genève à Budapest

samedi 10 octobre 2009

2 mois et demi de repos ca passe vite ! Bien recupéré de cette superbe virée asiatique, me voici de nouveau en selle, accompagné de l’ami Cyril, pour 1 mois de voyage de Genève à Budapest.

Cette épopée s’est déroulée de fin aout à fin septembre. Elle nous a d’abord fait découvrir le Jura suisse, de Geneve à Bale, le long de la route n° 7 vraiment tranquille mais bien vallonnée pour des montagnes que l’on a tendance à qualifier de peu élevées. Quelques cols bien sentis, dont celui de l’aiguillon, nous ont donné du fil à retordre, idéal pour nous mettre en bonne condition physique et mentale !

J’ai été agréablement surpris par la douceur de ces paysages de moyenne montagne, très verts et boisés, aux nombreux hameaux tous mignons, aux journées caniculeuses et nuits bien fraîches ! On se rappellera longtemps de la première, où le thermomètre est descendu sous le 0°.

 C’est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons parcouru cette région, berçés par ce fameux accent suisse qui n’est finalement pas caricaturé dans les sketches … Y’a paaas l’feeeeu au laaaac 🙂

 Bale marque le début de la Suisse allemanique. Fini les beaux décors et l’accent chantant, on a déjà l’impression d’avoir quitté la Suisse pour l’Allemagne. On ne cesse de croiser des gens à vélo, à pied, à rollers, très sportifs donc, mais plutôt froids. La route n°2 que nous suivons jusqu’au lac de Constance nous fait traverser bon nombre de zones industrielles peu alléchantes, sous un crachin démoralisant. Quelques passages sur des chemins forestiers et de belles traversées de hameaux viendront nous réconforter pour atteindre au plus vite le lac.

 Le lac de Constance se situe à cheval sur 3 pays : la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne. Même si cela représente un détour d’un peu plus de 200 km, nous voulons en faire le tour. Ce sera l’occasion d’apercevoir au loin, les nombreux hauts sommets autrichiens parfois encore enneigés, pleins de promesses de futures aventures pédestres ou cyclotouristiques. Nous aurons aussi le plaisir de faire enfin notre premier plouf du voyage, dans une eau plutôt fraiche et sur une plage de galets idéale pour masser en profondeur la plante de nos frêles petits pieds. Le beau temps étant revenu, ces 3 jours seront revigorants pour rejoindre en pleine forme, la source de celui qui sera notre guide inconditionnel jusqu’à Budapest et que nous perdrons rarement de vue : le Danube.

 De Donaueshingen à Budapest, nous emprunterons les sentiers sinueux et ombragés de la forêt noire allemande, nous visiterons tout aussi bien de sublimes cathédrales à Ulm et Passau qu’un bouleversant camp de concentration autrichien, nous découvrirons l’attrayante et paisible ville de Vienne puis celle de Bratislava, plus bordélique et surtout nous dégusterons avec joie de nombreuses spécialités locales, plus ou moins revisités en camping avec la popote et le réchaud. Les rösti qui se transforment en espèce de purée aux épices indiennes ou les saucisses allemandes pas cuites, on ne goute ça qu’une seule fois dans sa vie 😀

 Le passage en Hongrie sera pour nous un vrai dépaysement. On quitte l’Europe de l’ouest, riche et développée, intéressante à découvrir mais rarement surprenante, pour aller vers celle de l’Est, encore marquée par de nombreux événements politiques et/ou militaires, qui émerge et se modernise doucement. Les vieilles ladas font rapidement leur apparition, la conduite devient plus sportive et anarchique, les panneaux s’effacent et nous perdent, une nouvelle langue nous étourdis, nos répères changent. J’adore cette sensation ! La Hongrie en elle même ne me laissera pas d’excellents souvenirs de rencontres ou de découvertes mais j’ai pris plaisir à la traverser avec Cyril, pour ce côté dépaysant justement. La capitale Budapest sera quand même une belle surprise, de nombreux monuments impressionnants comme le parlement et des bains thermaux où l’on resterait des journées entières.

 Le 26 septembre, une nouvelle aventure commence : Angélique nous rejoins à Budapest avec son vélo couché, pour quelques jours à 3 puis un mois en amoureux à travers la Serbie. Nous passerons d’agréables moments durant ces quelques jours même si la séparation arrivera plus vite que prévue, Cyril devant interrompre son périple jusqu’à Tulcea en Roumanie et rentrer en France pour raison professionnelle.

 Encore une superbe escapade à vélo, moins aventure qu’en Asie mais que j’ai beaucoup aimé partager avec Cyril tant les bons moments de franches rigolades ont été nombreux. Avec, en plus, la satisfaction d’avoir fait des progrés physiquement, en parcourrant 2300 km en un peu moins d’un mois. Un voyage n’est jamais une course mais c’est toujours sympa de pouvoir accomplir de longues distances tout en profitant complètement de l’aventure 🙂

 Au risque de me répéter à chaque fois, je finirai par le classique : A quand le prochain trip ensemble ? 😉

 Tu tu tuuuuut tu tu tu tuuuuuuut ! (ça c’est pour Cyril et Angélique, ils reconnaitront la chanson :D)

 PS : je vous invite à aller visiter le site web de Cyril pour d’autres articles sur cette aventure : gidebo.wordpress.com


Fin du premier acte

lundi 22 juin 2009

Après 7 mois à parcourir l’Asie à vélo, me voilà de retour en France pour récupérer un peu. J’ai pris cette décision en approchant du Tadjikistan et sa superbe route des Pamirs, trop difficile pour moi avec les jambes aussi fatiguées. Ce sera l’occasion de réparer les quelques soucis mécaniques du vélo avant de repartir courant août pour un nouveau périple de 2 mois et demi en Europe de l’Est, mais accompagné cette fois ci.

Une chose est sûre, voyager à vélo c’est mon truc et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin 😉

A bientot !


De Bishkek a … Bishkek, c’est tellement beau !

mercredi 10 juin 2009

Apres avoir quitte Bishkek samedi 6 juin, me voila de retour dans la capitale kirghize. Ayant voulu jouer les aventuriers jusqu’au bout lors de ma premiere halte, j’avais decide de reparer moi meme le moyeu arriere et sans les outils shimano adequats  bien entendu (qui a vu Mac Gyver avec une trousse a outils lorsqu’il se construit un ULM avec 3 bouts de bambou et une tondeuse, hein ?). Faut dire  que le seul gars capable de faire ca a Bishkek m’a dit qu’il voulait rien n’y faire … Apres 1h a bataille mais en gardant patience, j’etais assez content du resultat, la roue tournait bien.

Pas de souci pour le premier jour, que du plat et de la bonne route, ca fonctionne impec. Second jour, je fais 20 metres, pneu a moitie a plat. Je change la chambre a air, fait quelques kilometres, pneu a moitie a plat. Mince alors, c’est quoi ca encore ? On continue pendant une bonne quarantaine de kilometres, avec une roue pas bien gonflee et que je dois regonfler tous les 15 km. Arrives au debut du col, le pneu est toujours a moitie a plat, la roue bien voilee (elle touche presque le cadre …) et le jeu du moyeu completement deregle, si bien que j’entame l’ascension du col en faisant la danse des canards sur mon velo.

Apres 5-6 kilometres de grimpette a fort pourcentage (on doit passer de 800m (Bishkek) a 3200m), je craque, je m’arrete en bord de route pour demonter ce fichu pneu alors que Leon s’est fait la malle quelques kilometres plus loin (j’avoue que je n’ai jamais compris cette facon de rouler ensemble …). Je ne trouve aucun trou dans la chambre a air, et rien de suspect ni dans le pneu ni dans la jante … Encore un bon casse tete chinois ! Ils ne me lacheront donc jamais ! 😀

Finalement, je pense que le probleme vient d’une tete de rayon un peu trop apparente dans la jante, je la protege avec un bout de scotch et ca repart … La reparation ne tient pas, le pneu se degonfle toujours aussi lentement …

On arrive en haut du col en fin d’aprem, je finis les 5 derniers kilometres en poussant, je ne peux plus pedaler, la roue est completement en vrac. En plus de ca, j’ai oublie mon sac a dos a mi col, dans un wagon-boui boui ou on s’est arrete boire un the. J’ai bien tente de faire du stop mais ces gentils messieurs me demandaient 10 euros pour descendre 7 km … Ce fut trop aimable pour que j’accepte, je prefere les faire a velo demain.

On traverse le tunnel de 3 km en poussant les velos sur un trottoir d’a peine 1 metre de large, pratiquement dans le noir et dans un vacarme horrible, c’est terrifiant ! Puis on descend le col sous la pluie, petrifies par le froid. On plante les tentes et vite dans le sac de couchage, au sec pour se rechauffer. Mouarf, j’aime les journees comme ca …

Le lendemain, je n’ai d’autres choix que de faire demi tour pour recuperer le sac et surtout pour tenter de changer ce foutu moyeu a Bishkek (je n’ai pas pense a demander carrement de le changer au bikeshop … foutu tete en l’air !). Je commence par passer une bonne heure a chercher les trous dans les chambres a air (ce n’etait pas vraiment des trous mais une usure qui laissait passer un peu d’air, comme je m’en doutais, au niveau de la tete de rayon), devoiler la roue avec ma pince multiprise (un bonheur !) puis demonter cassette et moyeu pour mieux regler le jeu et serrer le contre ecrou comme un ane ! (ce que je n’avais pas fait a Bishkek).

Leon continue son chemin dans la campagne kirghize alors que j’attaque l’ascension du col avec 1 euro en poche (le reste  de ma monnaie kirghize etant dans mon sac a dos), autant dire, pas de quoi faire un festin 😀 Mais bon, je peux quand meme m’acheter un pain et 2 petits fromages de chevre frais. Miam ! La montee est bien plus facile qu’hier malgre les jambes et le dos en compote. Je finis quand meme en poussant. Pour le tunnel, pas envie de recommencer a pousser pendant une demi heure, apeure de tomber du trottoir. Je fixe ma frontale dans le dos, grand plateau devant, petit derriere, 30 km/h de moyenne, dope par l’adrenaline et me voila 5 minutes apres de l’autre cote sans avoir vu une seule voiture 😀

Descente tranquillou, je m’arrete recuperer mon sac a dos. Soit disant, mon sac est a Kara Balta, prochaine grande ville, a 50 km d’ici, sur la route de Bishkek, chez un des types qui nous a accueilli gentillement hier. Mouais. Je dois attendre 1h qu’un autre type revienne pour qu’il me donne l’adresse. Une heure apres, le type n’a pas l’adresse mais me propose de dormir et manger ici, qu’on ira ensemble demain. Lorsqu’il me montre ou je peux dormir, je vois mon sac ! Je le recupere et comme par hasard, il ne manque que mes sous et mon lecteur mp3. Tiens donc ! Bon, je n’avais que 5 euros, pas grave. Par contre, j’avais un petit souvenir tibetain dans mon porte monnaie, je suis un peu attriste de l’avoir perdu.

Comme j’ai pas envie de rester dormir la et de me retrouver en slip demain matin, on se donne rendez vous a un endroit precis a Kara Balta, demain matin 10h. Cela me laisse le temps de rejoindre la ville. Je termine l’aprem tranquillou, que de la descente, puis je campe pres d’une belle riviere.

Le lendemain, 10h a Kara Balta, j’attends une heure et comme je m’y attendais, le type ne vient pas. Tant pis, ce n’est que du materiel, je continue ma route sur Bishkek. Cela me laisse quand meme un gout amer sur l’hospitalite qu’on avait recu la veille, ou on nous avait offert the, koumis et gateau.

Sur le chemin, je cogite beaucoup sur un retour anticipe en France, depuis 3 jours je suis a bout physiquement  (j’ai mal aux cuisses la nuit, l’impression qu’elles vont exploser …) et le velo est loin d’etre dans son meilleur etat. Le prochain pays est tres montagneux, avec plus de 10 jours au dessus de 4000m sur de la mauvaise piste, je me sens plus capable de continuer. A Bishkek, je me renseigne sur les vols possibles, et merci aux compagnies aeriennes d’etre aussi compliquees lorsqu’on souhaite transporter un velo. Je laisse tomber. Demain j’irai au bikeshop changer le moyeu si possible, et je continuerai ma route. Je vais pas se laisser decourager par un velo non ! 😀

Aujourd’hui, j’ai ete au bikeshop, pas possible de changer le moyeu, il n’en a que pour les freins a disque. Il regarde un peu comment j’ai regle le moyeu et me dit que c’est bon, je peux continuer comme ca sans souci pendant longtemps, ce coup ci ca tiendra bien. J’etais tellement creve hier que j’ai meme pas fait gaffe que ma seconde reparation avait vraiment bien tenu le coup. Je lui achete quand meme un demonte cassette et une cle a rayon pour etre capable de refaire la manip si le besoin se fait sentir au fin fond du Tadjikistan.

Fin d’aprem tranquillou, couture des cuissards et repos des jambes, demain je reprends la route, bien remotive mais conscient de la necessite de preserver mes jambes et genoux pendant les quelques semaines qui vont suivre, quitte a faire un bout de la route des Pamirs en jeep si ca coince.

Pfiou, j’ai eu chaud, je suis pas passe loin de belles vacances dans les Landes, au bord de l’eau, a revoir famille et amis, a lire et a me gaver de bonnes choses ! 😀

A bientot !

PS : Au passage, barriere des premiers 10.000 km franchie ! A bientot pour les premiers 100.000 😉