Le nord du Laos

samedi 14 février 2009

Jour 83 – 27.01.2009 – Ventiane – Phon Hong (112 km)

L’étape d’aujourd’hui est sympa et facile. Les 60 premiers kilomètres se passent à travers la campagne lao, où hommes et femmes travaillent dans les rizières.

Rizières

Rizières

Dame allant au marché à vélo

Dame allant au marché à vélo

J’emprunte une route alternative à la Nationale 13, qui longe une rivière pendant quelques kilomètres puis mène au barrage de Nam Ngum. L’approche du barrage est encore plus agréable avec la rivière à gauche, puis, plus loin, la route qui commence à serpenter pour passer quelques collines. Le bord du lac est l’occasion de manger, de siester puis de lire à l’ombre, en attendant que la colère du dieu soleil se dissipe.

Repos au bord du lac

Repos au bord du lac

Pause au bord du lac

Pause au bord du lac

La route continue à travers de petits villages pour m’amener à Phon Hong à un bon rythme. Je me pose à l’unique guesthouse du bled, qui n’en reste pas moins correcte. Fin de journée, repos, lecture, miam-miam, dodo. Demain, une grosse étape m’attend, il faudra tenir le coup.

A part ça, je commence à me sentir à l’aise pour parler lao. J’arrive à compter, à négocier, à demander mon chemin, à boire, à manger, c’est cool !

Jour 84 – 28.01.2009 – Phon Hong – Kasi (143 km)

Pfiou ! Je n’ai pas bien dormi, à 5h, je me réveille grogui. Hier, j’ai pu rentrer avec le vélo chargé dans la chambre, du coup, je suis vite prêt. Bizzarement, à 6h/6h30, il fait encore très sombre. Je prends donc le temps de manger une assiette de riz sauté et boire un café au resto de la guesthouse puis j’attaque la route. Toujours goudronnée, elle est plus vallonée que les autres jours. Il faut le temps que la machine chauffe et puis ça filoche. Les paysages sont agréables, toujours la campagne classique mais avec pas mal de collines boisées qui me rappellent l’Arriège. Arrivé à la pointe du lac artificiel créé par le barrage, à Ban Houay Mo (« Ban » signifie « village » en lao), je mange un bout dans un resto peu aimable et cher, puis je discute avec un américain trés intelligible qui voyage à vélo sous forme de tour organisé, avec 3 potes, un guide lao, et un véhicule assistance qui porte les bagages. Il est bien sympa et me parle de la route à venir, apparemment ça grimpe !

Vendeur de poissons séchés

Vendeur de poissons séchés

Sur les coups de 11h30, je file vers Vang Vieng, ville apparemment trés touristique attirant pas mal de jeunes fêtards pour le prix désiroire de la bière et les quelques festivals. J’y arrive aussi vite que je la traverse, c’est minuscule ! Je croise effectivement quelques touristes en scooter, look de hulligan, torse nu, la peau cramée. Faut pas être dans son état normal pour faire ça :p Le cadre devient somptueux, les chaines de montagnes commencent à s’élever au loin, cacher par un fin voile de nuages. Ce sera mon terrain de jeu pour les prochains jours !

Route vers Vang Vieng

Route vers Vang Vieng

Comme il est tôt, je continue vers Phatang, à 15 km. Si j’y trouve une guesthouse j’y dormirai car c’est au pied de l’ascension vers Kasi, sinon, je tenterai d’aller directement à Kasi. La route est plate depuis Ban Houay Mo, je file à 25-30 km/h, j’ai la forme ! Je traverse le village en moins de deux, il n’y a rien du tout ! En avant pour Kasi à 40km !

Aprés Vang Vieng

Aprés Vang Vieng

Aprés Vang Vieng

Aprés Vang Vieng

J’accuse rapidement le coup, cela fait plus de 100 km que je roule. Je me pose manger un demi pot de confiture à la cuillère et boire une grande tasse d’ovaltine. Rapidement, des badauds arrivent. Jamais désagréables mais avec la fatigue, j’aime bien être seul parfois … L’un d’eux à choper un rat et compte le manger ce soir, charmant ! 2-3 km plus loin, je m’arrête à nouveau prendre quelques boissons sucrées et 2 mister freeze ! Je mange ça prés d’un pont où je rencontre un cyclotrotteur qui vient de Kasi jusqu’à Vang Vieng. Faut être barjo pour ne rouler que l’aprés midi !

Le mangeur de rats ;-)

Le mangeur de rats 😉

Avant l'ascension de Kasi

Avant l'ascension vers Kasi

Avant l'ascension de Kasi

Avant l'ascension vers Kasi

J’attaque enfin la montée. En début de journée ça aurait été mais là j’ai du mal surtout qu’il commence à faire bien chaud ! Pour bien me calmer, une pente à 10% apparait au milieu de la côte … Ca ne monte pas vraiment longtemps, peut être 5km, mais ça suffit à m’épuiser. La descente qui suit est un pur bonheur ! Cela continue de descendre gentillement avec quelques bosses de temps en temps, jusqu’à Kasi. Aprés 143 km, j’y arrive enfin ! Je ne suis pas peu fier d’avoir réussi cette étape qui me paraissait difficile au départ.

Je traverse le village, et me pose à la seule guesthouse que je trouve, où l’accueil est misérable encore une fois, mais peu importe, j’ai envie de souffler. Si ce n’était que pour ce genre de gens, je quitterai le pays bien plus vite, mais les paysages commence à vraiment me plaire, donc un p’tit effort 🙂

Dans la montée de Kasi

Dans la montée de Kasi

Jour 85 – 29.01.2009 – Kasi

Ces deux dernières étapes m’ont pas mal entamé physiquement, si bien que ce matin j’ai les jambes en coton et le moral en berne. Je n’arrive pas à me lever. Je vais quand même déjeuner vers 7h mais sans grande motivation pour cette journée qui commence sous la brume mais s’annonce belle. Je ne sais pas si c’est la lassitude du comportement peu agréable de certains commerçants, la fatigue physique ou le fait d’être à nouveau seul mais je n’ai pas envie de grand chose ce matin. Je pense qu’une vraie journée de repos, à juste réfléchir à la suite me fera le plus grand bien.

Aprés le petit déj, je continue « Annapurna, premier 8000 » de Maurice Herzog. Beau livre, pas évident à mettre en image pour un non alpiniste mais incroyablement beau d’humanité et de courage. Cela me donne un bon coup de boost pour la suite du périple, les plus beaux moments d’une vie se mérite, rien n’est acquis d’avance. Je m’endors un peu pensant partir en fin de matinée vers Phou Khoun mais finalement je resterai la journée à Kasi. J’alterne lecture et sieste, cela me fait du bien !

Avant de manger, je fais le point sur l’itinéraire à suivre au Laos, puis en Thaïlande. Finalement, la grande boucle est irréalisable vu le peu de montagne que j’ai dans les jambes. Mieux vaut profiter d’y aller calmement par la nationale 13, devenue bien plus jolie et calme, progresser physiquement sans se dégouter et arriver en Thaïlande en bonne forme pour préparer le passage dans le Yunnan puis le Tibet. L’évolution de la difficulté des montagnes sera suffisamment progressive pour attaquer le Tibet dans de bonnes conditions. Désormais, l’organisation du prochain mois est posé sur papier, ma tête est libérée, je me sens d’attaque pour repartir dés demain au petit matin !

Jour 86 – 30.01.2009 – Kasi – Phou Khun (43 km)

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai du mal à me lever ce matin, même en ayant dormi 10h ! Par contre, j’ai pris le rythme et suis réveillé à 5h sans réveil. Aujourd’hui, une belle étape m’attend, les jambes sont encore un peu fatiguées mais j’ai envie de rouler ! Je file manger le traditionnel plat de riz, cette fois ci dans le resto de la gérante de la guesthouse, le premier où j’avais mes habitudes n’étant pas encore ouvert. Bonne ambiance ce matin, le premier resto ouvre doucement, tout le monde se met progressivement au travail : allume le feu, lave les légumes, prépare les canards à faire cuire, balaie le resto, etc … tout ça dans une ambiance bon enfant, en se faisant des blagues et en rigolant. Cela me donne le sourire, ça fait plaisir à voir !

Bord de route du Laos

Bord de route du Laos

Je suis en revanche plutôt déçu de ce qu’on me sert dans le second resto, c’est moins copieux qu’à coté, moins bon, il n’y a ni soupe ni sourire en accompagnement. Comme je m’y attend, je paie deux fois plus cher … « Farang Price ! ». Cela me démoralise … J’étais de bonne humeur, détendu, je fais confiance, je ne demande pas le prix et comme à chaque fois, ils en profitent. J’en peux plus de ça, j’en ai raz le bol ! Je pars sans merci sans aurevoir, sans rien.

Pendant une heure, j’ignore tout le monde, ne répondant à aucun « Sabaidi », ne regarde personne. Je suis dégouté, je n’ai qu’une envie, quitter ce sale pays et même l’Asie du sud est tout entière ! Je n’ai pas envie de pédaler, je suis usé moralement alors que le physique suivrait… Des tonnes d’idées me traverse l’esprit : rentrer plus tôt pour rejoindre JC et Cyril sur l’euroroute 6, pour aller faire des randos, faire un break et voyager à plusieurs, raccourcir mon trajet au Laos pour souffler en Thaïlande, etc …

J’entame la montagne, le moral dans les chaussettes. Je m’arrête, observe les paysages qui me redonne de la force. Je ne suis pas comme ça, ignorer les enfants qui me disent si gentillement et innocemment bonjour ça n’est pas moi ! Je dois me resaisir ! Tant pis pour cette vermine de commerçants qui essai toujours de raqueter les touristes, je n’achèterai que quand le prix sera honnête, sinon je me débrouillerai moi même ! En attendant, je vais gravir ces montagnes et profiter de leur beauté !

Paysages matinaux

Paysages matinaux

Pics inquiétants ... brrr !

Pics inquiétants ... brrr !

Il n'y a pas que des déchets sur le bord des routes ;-)

Il n'y a pas que des déchets le long des routes 😉

Pics inquiétants ... brrr !

Pics inquiétants ... brrr !

Pics inquiétants ... brrr !

Pics inquiétants ... brrr !

De prés, moins !

De prés, moins !

Les routes montagnardes sont difficiles. Il faut savoir être patient, ne pas monter en surrégime, apprendre à gérer son effort, mais la récompense est toujours à la hauteur. Quoi de plus beau que ces décors majestueux, escarpés, tantôt doux, tantôt acérés, plongés dans la brume matinale, ils deviennent mystérieux, à la fois apaisants et inquiétants. Je me demande à quelle sauce je vais être mangé mais je me sens à nouveau bien.

Abri montagnard rudimentaire

Abri montagnard rudimentaire

Le début est bosselé mais les 25 derniers kilomètres ne sont que de la montée ! Douce mais qui m’amène à 1400m. J’ai tendance à rouler trop vite, avec un trop gros braquet comme sur le plat, les genoux morflent, je n’ai pas encore pris le rythme montagnard ! J’ai quand même du mal, le Tibet s’éloigne dans ma tête, mais il revient de plus belle une fois l’étape finie.

Arrivé à Phou Khoun, je me délecte d’un phô copieux ! Je rencontre un groupe de français retraités qui termine le voyage jusqu’à Ventiane. Bien agréable, ils me donnent quelques infos sur la suite de la route et m’encouragent. Ca me fait le plus grand bien !

J’hésite à continuer vers Kiou Ka Cham où je devrais trouver une guesthouse mais il reste 50km de montagne. Je préfère être raisonnable et reposer les jambes ici, dans la guesthouse du resto. Cela me laisse le temps de préparer les prochains articles du blog, pour le plus grand plaisir de mes innombrables lecteurs ! 😀

Belle vue d'en haut

Belle vue d'en haut du col

Et de la guesthouse !

Et de la guesthouse !

Le marché aux légumes

Le marché aux légumes

La boucherie ...

La boucherie ...

Les vitamines pour la route !

Les vitamines pour la route !

Les vitamines pour la route !

Les vitamines pour la route !

Jour 87 – 31.01.2009 – Phou Khun – Luang Prabang (129 km)

Le jour se lève péniblement sur les montagnes. 6h30, un épais brouillard obstrue tout et rend le lieu très mystérieux. J’avale un excellent phô dont la chaleur légèrement pimentée me soulage la gorge endolorie par la fraîcheur des nuits passées. J’attèle ma fidèle monture et c’est parti pour une chevauchée que je n’oublierai pas de sitôt !

Quelques centaines de mètres de montée me mène au véritable sommet du col, à 1500m et réveille les jambes. S’en suis 7 km de descente tranquille, comme tout cycliste les aime : faible pourcentage, il suffit de se laisser glisser entre 35 et 45 km/h. Un régal dans la fraicheur du matin !

Maisons de paille au bord des routes

Maisons de paille au bord des routes

Lever de soleil

Lever de soleil

En avant pour la première ascension de la journée ! Le brouillard s’estompe peu à peu et révèle la beauté des montagnes. De haut dômes boisés s’élèvent dans le ciel, parsemés ça et là, d’abris rudimentaires en paille. Je traverse bon nombre de minuscules villages, aux maisons en bois, murs de bambous tressés et toit de paille. Ici, la vie semble bien plus dure que dans les plaines, cela se lit sur le visage fatigué des femmes se tuant à la tâche, tandis que les enfants sont toujours aussi souriants, joueurs et accueillants. Les femmes battent de grosses herbes à grands coups sur la route pour en détacher les graines, puis les mettent à sécher pour, plus tard, tisser de larges pans de paille pour le toit des maisons. Travail harrassant pour obtenir ne serait ce qu’un seul pan ! D’autres femmes s’occupent de ramasser les herbes dans la forêt ou d’aller couper du bois, et reviennent chargées comme des mules, transportant sur leur dos de grands paniers faisant penser à la hotte du père Noël. Même les jeunes gamins participent parfois à ces travaux. Mais où sont les hommes ?

Gamin qui porte du bois

Gamin qui porte du bois

Un nouveau col de franchi et j’attaque une superbe descente de 13 km, toujours douce. Ici les routes sont idéales pour le vélo : cela monte ou descend longtemps, sur 15-20km mais doucement. Il suffit d’être patient et d’écouter son corps pour rouler au bon rythme. Pas si simple comme exercice !

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Pas le temps de rêvasser sur le plaisir de la descente, un nouveau col se profile à l’horizon. Il me mène à Kiou Kha Cham, où je pensais m’arrêter hier soir mais je n’ai pas osé tenter. Je crois que j’ai bien fait ! Une montée interminable de 20 km ! Suis je redescendu aussi bas que ça ? Heureusement, à Kiou Kha Cham il y a un grand resto pour manger un phô, du riz sauté, des fruits et des cookies ! Miam ! Je discute un peu avec le patron, apparemment le plus dur est fait ! J’ai hésité à dormir ici mais il n’est que midi et j’ai de l’énergie à revendre ! Pourquoi ne pas tenter de rejoindre Luang Prabang, à 80 km, dés ce soir ?

Le repas du guerrier

Le repas du guerrier

Je recommence par une splendide descente de 22 km, complètement dégagée cet aprés midi, je peux voir à perte de vue ! A mi parcours, je croise un cyclotrotteur chinois, bien crevé. Quand je lui annonce qui lui reste 12 km de montée, cela lui fait un sale effet, mais quand faut y aller, faut y aller !

Je pensais arriver à Xieng Ngeung par une route gentillement bosselée mais un 3ème col apparait ! La chaleur est bien là, cela commence à être difficile. C’est dans ces moments là qu’il faut savoir gérer son effort et ne pas se brûler les ailes comme je me le répète sans cesse pendant cette ascension. L’impatience n’est pas récompensée, l’humilité face à la montagne et la régularité dans l’effort oui par contre ! Je passe le col en espérant que ce sera le dernier de la journée.

Fleurs

Fleurs

Fleurs

Fleurs

Le repas du guerrier

Le repas du guerrier

Paysage de montagne

Paysage de montagne

C’est reparti pour une belle descente qui m’amène au bord d’une rivière, à Xieng Ngeung. L’occasion de prendre un régime de bananes et j’attaque les 25 derniers kms en priant sans cesse « pas de montée ! ». Mon voeu est exhaussé … jusqu’à 15km de l’arrivée. Encore un col à franchir ! Mais tout petit celui là, sur 4-5 km. Je le monte au ralenti et m’envole à une vitesse folle vers Luang Prabang dans les 10 derniers kms de faux plat descendant. J’arrive à la guesthouse à 17h. Sacrée journée ! Je suis fier de moi, j’ai tenu mon objectif malgré l’enchainement des cols et les 129km de route.

Je rencontre un québécois bien sympa et rigolo, qui me félicite pour le voyage que je fait, ça fait toujours plaisir !

Jour 88 – 01.02.2009 – Luang Prabang

Journée tranquille, levé à 7h pour aller marcher dans Luang Prabang avant l’invasion touristique. C’est une ville trés calme, charmante, coincée entre 2 rivières dont le fameux Mékong, qu’on dirait construite pour les touristes tant les hébergements, les restaurants et les vendeurs d’aventure sont nombreux tout en restant bien immergés au coeur de cette ancienne capitale où la vie spirituelle est importante s’il on en juge par la quantité des temples bouddhistes. C’est encore une bonne occasion pour manger des frites et bon nombre de petites gourmandises bonnes pour les papilles. Je passe pas mal de temps sur Internet pour mettre à jour le blog et discuter avec les amis, ça fait toujours plaisir !

Fabrication de galettes de riz

Fabrication de galettes de riz

Jour 89 – 02.02.2009 – Luang Prabang

Faux départ ce matin, j’ai la flemme … Ca tombe bien puisqu’au croisement d’une rue, j’entends « Rémy ? ». Surpris, j’observe mes interlocuteurs qui s’approche.

– T’es bien le fils de jean et kiki ?

– Euh, oui ?

– On est Babeth et Patrice !

Ca y est, je les reconnais ! Bon j’aurais été incapable de les reconnaitre de moi même et encore moins de me rappeler de leur prénom. Du coup, on va boire un coup, on mange ensemble et on papote pas mal. Ce monde est vraiment petit ! Ils insistent pour m’inviter … ça me gène toujours, c’est gentil de leur part. On devait se retrouver le soir pour monter en haut du Phou Hill voir le coucher du soleil mais je ne les ai pas vu. Pas grave.

A part ça, gourmandise, internet, et détente. J’avais pensé faire Luang Prabang – Pakbeng – Houayxay en bateau pour changer un peu mais c’est trés long (10h par jour sur 2 jours), fatiguant car on est installé au milieu des sacs de riz et pas si bien que ça apparemment.

Jour 90 – 03.02.2009 – Luang Prabang

Pfiou ! Re-flemme, re-mal à la gorge, je reste encore ici … Comme mon visa est valide jusqu’au 14 février, je ne me presse pas. Surtout que je pense croiser Bruno et Dounia aujourd’hui, et c’est chose faite à 11h. Du coup, on passe la journée ensemble.

Jour 91 – 04.02.2009 – Luang Prabang

Je devais décoller ce matin pour rejoindre Bruno et Dounia à Nong Kiaw, eux prenant le bus de 11h. J’ai mal dormi, je décide de prendre le bus avec eux. Je file à la station du bus mais le bus est plein, pas de Bruno ni de Dounia et je dois payer le double du prix avec mon vélo. Et ben le bus partira sans moi ! Mais je rencontre furtivement une jeune cyclotouriste bien mimi, très charmante ! On papote un peu, elle part vers la Thaïlande par à peu prés la même route que moi (Pakmong – Oudomxai – Pakbeng – Houayxay). Sans doute se croisera t’on à nouveau au Laos ou en Thaïlande !

Finalement, je rentre à la guesthouse pour rester un jour de plus …

Jour 92 – 05.02.2009 – Luang Prabang – Pakmong (111 km)

Enfin le départ ! Je prends mon temps pour faire les sacoches que je n’ai pas préparé la veille, comme d’hab. Je grignotte quelques tartines de fraises avec un bon café, je profite de l’eau chaude pour prendre une douche, et zou ! Il est 7h, tout est mort à Luang Prabang … C’est bien une ville pour touriste, elle commence à bouger à 8h ! Première fois que je vois ça en Asie.

Tant pis, je prends la route, repasse le pont piétonnier, la station de bus, comme hier, puis je cherche un p’tit boui boui ouvert. J’en trouve un à 7km où je mange un bon phô à un vrai prix lao et où on me fait cadeau de quelques bananes pour la route, tout ça avec le sourire ! Waouh, incroyable !

Les décors sont toujours montagneux et somptueux, le brouillard ne relâche pas facilement son étreinte aujourd’hui, du coup il fait un peu frais. Comme je longe toute la journée une rivière, la route ne monte pas beaucoup, juste une succession de bosses à travers de nombreux petits villages. Les enfants sont toujours surexcités, certains me poussent dans les côtes, un vient même me serrer la main lorsque je mange à midi, mais il se fait chasser par les filles du resto comme un animal …

J’arrive tôt à Pakmong mais je n’ai pas vraiment la force et l’envie d’aller plus loin, alors je m’arrête dans la guesthouse qui me semble la mieux. Petite sieste réparatrice, douche, thé, lecture, miam miam, dodo ! Aprés l’effort, le réconfort. Quelle belle vie que celle de cyclotrotteur !

la montagne, ça vous gagne !

la montagne, ça vous gagne !

Jour 93 – 06.02.2009 – Pakmong – Oudomxai (83 km)

Finalement, hier soir, en descendant manger un bout, j’ai rencontré Michèle, belle blonde australienne, souriante et naturelle, qui voyage à vélo depuis un séjour en Mongolie l’année dernière. Tout ce que j’aime ! (à part son accent ! sacrés australiens :D). On papote puis on va manger un bout ensemble. Un peu plus tard, le cyclotrotteur autrichien rencontré sur la route de bon matin nous rejoint. On passe une bonne soirée à rigoler.

Ce matin, on déjeune tous les trois puis chacun prend la route. L’autrichien et moi suivons la même route jusqu’à la frontière thaï, mais pas au même rythme. Il fume comme un pompier et approche la soixantaine. S’il fini l’étape d’aujourd’hui, chapeau ! Parce que c’est du costaud !

Rizières

Rizières

Rizières

Rizières

Vu d un col

Vu d un col

Ravitaillement du jour !

Ravitaillement du jour !

On est mis dans l’ambiance dés le début, ça monte de 300 à 1300m sur 30 km ! Trés agréable mais long, loooooong ! Surtout qu’à 2 reprises, la route fait mine de descendre sur quelques centaines de mètres pour remonter de plus belle ! Dur dur ! Les genoux grincent à cause de la selle trop basse, vivement que j’arrive à Chiang Mai pour résoudre ça.

La descente est aussi belle que la montée, mais plus rapide. Il faut quand même faire attention, la route est en mauvais état et laisse assez régulièrement apparaitre de beaux trous … Heureusement, je ne redescends pas jusqu’en bas, mais seulement jusqu’à 800m pour remonter à 1300m une nouvelle fois. Il commence à faire vraiment chaud alors je me pose à l’ombre manger quelques biscuits avec de la confiture et me faire un café ! L’autonomie d’avoir un réchaud est géniale ! Comme les guêpes se font de plus en plus nombreuses, je préfère continuer la route.

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Paysage de montagne

Maisons de paille haut de gamme

Maisons de paille haut de gamme

Belle vue d en haut d un col

Belle vue d en haut d un col

Belle vue d en haut d un col

Belle vue d en haut d un col

Gaffe à la descente !

Gaffe à la descente !

Je m’attends à monter encore longtemps mais je bascule de nouveau dans une descente qui va se poursuivre jusqu’à quelques kms d’Oudomxai. Waouh ! sacrée étape encore ! J’ai les jambes un peu flagada, une pause à la guesthouse me fera le plus grand bien.

Il est 17h, je vais manger car depuis 7h ce matin, je n’ai pas avalé grand chose. Je fais un petit tour de la ville, qui me semblait agréable mais les commerçants ne le sont pas vraiment …

Jour 94 – 07.02.2009 – Oudomxai – Huayxay

Quelle nuit de merde ! Comme je le pressentais par je ne sais quel hasard, cette guesthouse est miteuse … De jeunes chinois et chinoises foutent le bordel dés 2h du mat’. Ils sont bien défoncés à je ne sais quoi mais vu leur façon de parler ils ne sont pas nets … Du coup, ce matin, je suis de mauvais poil, encore plus quand le proprio chinois me saute dessus dés les escaliers pour me demander de payer, sans sourire, sans bonjour ni rien. En plus, il fait trés froid (moins de 10°), j’ai pas envie de rouler … L’idée de prendre un bus pour m’avancer un peu me vient. Je peux même pousser jusqu’à Houayxay, vu que je devrais refaire cette route à vélo pour passer en Chine. Je vais à la gare routière avec 2h30 d’avance pour avoir des infos car le bus est censé partir à 12h uniquement le samedi (on est samedi, ça tombe bien). Bien m’en prend, j’arrive juste 20 minutes avant le départ ! Je négocie un peu et j’arrive à payer le prix affiché, vélo compris, au lieu du double. C’est le bus lao par excellence, tout à l’arrache et pèle mèle, je suis assis sur un gros sac de riz dans le couloir pendant 1h puis j’ai droit à une vraie place. Le chauffeur est super jeune, un peu fangio, surtout dans les villages où il prend un malin plaisir à raser les locaux pour leur faire peur…

Aprés 8h de route pour 300km, on arrive à 18h à la gare routière de Houayxay, à 7km de la ville, comme d’hab … Je roule donc un peu de nuit jusqu’à une guesthouse toute proche de l’embarcadère pour demain. Bon petit repas au bord de l’eau puis glandouille dans la chambre en attendant le match de rugby diffusé sur TV5 !

p

Direction la Thaïlande, par le ferry :p

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Le plateau des Bolovens

dimanche 1 février 2009

On quitte Attapeu tous les trois, Bruno abandonne l’idée de suivre la piste d’où l’ont vient, un peu trop aventure, seul en motobike. Bernard n’a pas la pêche, sa blessure lui fait mal, il n’est pas trés bien sur le vélo. Pendant les 40 premiers km, Bruno nous ravitaille en clémentines et bananes. C’est bien marrant mais dur mentalement de le voir s’envoler sans forcer, d’un coup d’accélérateur 🙂 Puis, il troque sa moto contre le vélo de Bernard. Et c’est parti pour 35 km de route « up and down » ! C’est là qu’on regrette les cigarettes fumées, hein Bruno ! 😉 Mais il se débrouille bien et arrive à Sékong tout feu tout flamme … ou presque 😉

Bernard

Bernard, le roublard 😉

Bruno, la nouvelle recrue !

Bruno, la nouvelle recrue !

Et moi même !

Et moi même !

-)

La borne semble vouloir nous dire qu'on est arrivé 🙂

On mange un bout au marché et aprés quelques discussions on change nos plans. Fini les pistes tortueuses du sud qui ressemblent beaucoup au Cambodge, on rejoint Paxsé puis on prend un bus de nuit pour Ventiane et on profite du Nord ! Bernard commence déjà à envisager un peu de repos sur les plages de Thailande, cela fait 5 fois qu’il vient au Laos, il commence à connaitre les routes par coeur. Et puis sa blessure a besoin de cicatriser, pas évident ici …

L’aprés midi est caniculaire et nous devons grimper jusqu’à Thatheng, 650m plus haut que Sékong (850m plus haut qu’Attapeu). Dur dur ! Mais on y arrive juste avant la fin du jour. Encore une bonne journée de pédalage ! On est récompensé par la meilleure guesthouse que l’on est vu depuis le début du périple ! Trés moderne, propre et avec eau chaude, un régal !

paysages de bord de route

paysages de bord de route

Rizières

Rizières

Aprés l'éffort, le réconfort ! Un bon phô !

Aprés l'éffort, le réconfort ! Un bon phô !

Le lendemain matin, pas de stress, il ne nous reste que 88 km jusqu’à Paxsé et ça descend ! Enfin, c’est ce que l’on croit … Finalement, on monte à 1300m pendant 38 km, jusqu’à Paksong. En chemin, on fait quelques courses avec les gamins du coins, bonne ambiance. De Paksong, la descente commence ! Que du bonheur ! 50 km avalés en 1h30, sans pédaler, couché sur le guidon ! Bernard fait l’andouille sur le vélo, comme à son habitude. Il apprécie cette descente tout autant que moi 🙂

Nous voici à Paxsé, ville plutôt calme, pas si moche que ça. Nous y restons une nuit vu que le bus de ce soir est complet. C’est l’occasion de me faire couper les cheveux admirablement bien, et de manger de bon petits plats en attendant le bus. C’est un vrai bus de nuit, avec des lits à la place des sièges. On est un peu serré mais le trajet se passe bien, on arrive à Ventiane à 6h30.

Les 3 jours passés à Ventiane seront surtout consacré à gouter les bons restos de cette ville qu’on dirait française. On retrouve des superettes vendant des produits importés (nutella, fromages, etc …) des resto gastronomiques, des boulangeries, etc … pour le plus grand bonheur de mon estomac ! Je suis agréablement surpris par les viennoiseries vraiment trés bonnes, voire meilleures qu’en France ! C’est bluffant ! Ca fait mal au porte monnaie mais comme dirait Cyril : « on est pas tous les jours à Ventiane ! ». Et je rajouterai « … et c’est bien dommage !  » 😀

Au bout de 3 jours, je sens qu’il faut que je reprenne la route, à force je vais m’engluer ici, perdre la forme et avoir la nostalgie de la France. C’est ici que s’achève ma collaboration avec Bernard qui préfère aller se détendre en Thaïlande ou aillleurs, avec sa compagne qui vient le rejoindre. Il m’accompagne sur quelques kilomètres et me souhaite bon voyage. Sa présence pendant ce mois et demi m’aura beaucoup appris, tant sur des détails techniques sur le voyage à vélo que sur l’Asie du sud-est avec son regard critique plutôt développé 😉 Il a aussi eu du mérite de supporter mes sautes d’humeur, et même si j’ai pu râler de trop, j’ai bien apprécié sa compagnie. On se reverra sans doute un jour pour de nouvelles aventures 😉


En route vers Attapeu !

dimanche 1 février 2009

Pour emprunter la piste forestière qui nous mènera à Attapeu (petite bourgade prés du Vietnam), nous devons d’abord suivre la nationale 13 sur 100 km . C’est plat, ça roule vite mais c’est excessivement monotone ! Pas question de traverser le Laos sur cette route ! Certains le font … Comment tiennent-ils le coup ?!

La nationale 13, jolie mais monotone ...

La nationale 13, jolie mais monotone ...

Nous prenons la route à 7h. Bernard m’explique où est le resto au carrefour vers Attapeu et file. Je ne le reverrai qu’à 11h30, une fois les 100km effectués. J’arrive excédé par cette obscession qu’il a de toujours vouloir bourrer, pendant cette matinée, j’ai eu l’impression de voyager seul … Pour moi, ça ne sert à rien de continuer à voyager ensemble, on a un rythme et une façon de concevoir le voyage à vélo trop différent ! Finalement, aprés un bon phô (soupe de légumes avec du vermicelle de riz) et une heure de repos, je me calme. Continuons ensemble jusqu’à Attapeu, nous verrons bien comment cela se passe. Cela à au moins le mérite que chacun exprime son avis et ça fait du bien.

Bon cagnar cette aprés midi. Nous roulons encore un petit moment pour arriver à la première rivière à traverser. On enlève les chaussures et hop ! à l’eau ! J’adore ça ! On peut passer partout avec un vélo, les sacoches étanches facilitant grandement le travail. De l’autre côté, un petit village nous accueille pour la nuit. On y rencontre une dame qui bredouille quelques mots de français. Nous lui en apprenons d’autres qu’elle note sur son calepin. Ici, les gens sont beaucoup plus calmes qu’au Cambodge. Ils sont toujours aussi curieux mais ce n’est pas pesant. Ils parlent sans gueuler, cesse de toucher à tout et surtout, savent écouter la musique à un volume raisonnable ! Bivouac bien sympa !

Sur la route d'Attapeu

Sur la route d'Attapeu

Bivouac en plein village

Bivouac en plein village

Le lendemain, on s’éclipse au levé du jour. Belle piste forestière, tantôt lisse, tantôt boueuse mais toujours sous la canopée. Le rythme est bon, si bon que Bernard chute dans une descente et se blesse au pied. Rien de grave mais la peau est à vif … Quelle idée de rouler en sandales aussi ! 😉 (Il dit toujours que c’est dangeureux de rouler en sandale et la première fois qu’il le fait, il se blesse ! « Plus jamais je ne roulerai en sandale ! » n’a t’il cessé de répéter :D). Cette blessure rend la traversée des rivières plus délicates, surtout une fois qu’il s’est désinfecté et soigné. A chaque fois, il doit trouver un moyen de traverser au sec, pendant que je fais passer les vélos. A part quelques bonnes flaques boueuses (c’est bon pour la peau parait-il !), tout se passe sans encombre et cela me plait toujours autant.

piste forestière vers Attapeu

piste forestière vers Attapeu

Jeunes étudiants qui nous observent au bord de la rivière

Jeunes étudiants qui nous observent au bord de la rivière

Sans s’en rendre compte, on ne suit plus l’itinéraire qu’avait déjà emprunté Bernard. On se perd dans la forêt par de tous petits chemins. Au final, on fera un détour d’une trentaine de km, en étant parti d’un village connu par Bernard et en rejoignant une rivière, tout aussi connue. Etrange … On ne sait pas vraiment ce qu’il s’est passé, on a probablement raté un embranchement dans un petit village.

Cette dernière rivière me verra m’étendre de tout mon long dans l’eau, avec le vélo de Bernard. Têtu, j’ai voulu passer au même endroit qu’avec mon vélo et à ma façon. Sauf que l’équilibre de son vélo est différent du mien. Entêté, ne mettant pas en pratique les conseils que me crie Bernard de prendre le vélo par la selle, je coince la roue avant dans un creux et padabam ! Cela m’énerve violemment, pour des conneries en plus … Comme toujours, je le regretterai par la suite …

De cette rivière, il nous reste 50 km de piste plus ou moins roulante à parcourir, que nous avalons assez vite même si la fatigue se fait sentir. J’aurais bien aimé camper prés du plateau des Bolovens que nous longeons en cette fin d’aprés midi mais Bernard n’est pas de cet avis. Il préfère dormir à Attapeu, dans une guesthouse. Je râle un peu mais finalement, je comprends qu’il veuille mieux soigner sa blessure et pouvoir prendre une douche.

On approche d'Attapeu, le long du plateau des Bolovens

On approche d'Attapeu, le long du plateau des Bolovens

A Attapeu, nous retrouvons Bruno en motobike. Comme prévu, il a fait le chemin en sens inverse. On reste deux nuits ici, le temps de souffler un peu. Attapeu est une ville envahie par les vietnamiens qui sont venus monter tout un tas de commerces. Je ne sais pas comment ils sont dans leur pays mais ici ils sont trés cons, font la gueule tout le temps et chargent bien les prix pour les farang … un bonheur !


Sabaïdi Laos !

dimanche 1 février 2009

Nous voilà au Laos, aprés avoir franchi la frontière « one dollar » comme la surnomme Bernard. Ici, aprés tampon sur le passeport, il faut donner 1$ au militaire du guichet pour le récupérer. Bien sûr, cela fini dans sa poche, pour la consommation journalière de bières, de filles ou pour l’achat d’un pick-up rutilant. « Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accord, d’accord ! » dirait un chanteur aux célèbres rimes en « aing ».

Je prends rapidement conscience que, bien que plus pauvre que le Cambodge, le sud du Laos est bien plus développé. Les batiments sont mieux construits, les routes bien entretenues, on se croierait presque en Thailande ! Ici, les gamins crient « Sabaïdi ! », bonjour en lao. J’apprécie encore plus qu’ils s’expriment dans leur langue, marre de cette occidentalisation dès la naissance !

Les routes sont désertes, les gens plus cools, j’ai l’impression que je vais apprécier ce pays. La chaleur est revenue, nous transpirons à grosses gouttes cette aprés midi sur la nationale 13, route qui traverse le pays du sud au nord, en passant par les principales villes comme Paxsé, Ventiane ou Luang Prabang. On essai de trouver un bout de piste qui mène à l’embarcadère vers l’île de Don Det, la plus sympa des « 4000 îles » qui obstruent le Mékong sur la frontière. Dur dur ! On va 15 km trop au Nord, demi tour ! En rebroussant chemin, Bernard file et me fausse compagnie … Il m’attend au carrefour à prendre mais je ne le vois pas et file vers l’embarcadère. Arrivé au bord de l’eau, je suis surpris de ne pas le voir. S’en suis 1h30 d’attente pour chacun, à deux endroits différents. Finalement, nous nous retrouvons sur l’île, en compagnie de Bruno, rencontré la veille à Siem Pang. Nous passons une bonne journée de détente, à visiter l’île et ses cascades avec Bruno pendant que Bernard se repose.

Dès 6h le lendemain, nous prenons une pirogue tous les trois au lever du soleil. Chouette trajet sur l’eau ! Bruno file vers Paxsé où il pense louer une motobike pour nous rejoindre à contre sens. Pour nous, c’est direction Attapeu !

Le jour se lève sur Don Det

Le jour se lève sur Don Det

Retour sur le continent, en pirogue

Retour sur le continent, en pirogue