Préparation des bagages

mercredi 5 novembre 2008

Le départ approche !

Jeudi, je rejoindrai l’aéroport de Roissy en train, pour décoller vendredi, en fin de matinée, en direction de Bangkok. Mais avant, je dois faire rentrer tout mon barda dans les sacoches !

Bien évidemment, je ne peux pas ranger tout ça n’importe comment. Pour le trajet Paris-Bangkok, j’ai droit à 30kg de bagages en soute (dont déjà 15kg de vélo) ainsi qu’un bagage à main en cabine. Le défi consiste à répartir intelligemment le poids pour que ça rentre dans la franchise tout en respectant les règles en vigueur pour les bagages en cabine (pas de couteau, de clé à pédales, de spray, de corde, de tube de tomates de 125gr, etc… :p).

En général, je fais une première répartition à l’aide d’un pèse personne (je me pèse puis je monte sur la balance avec les bagages pour voir la différence). Ca me donne un ordre d’idée plus ou moins précis du poids total, et à partir de là, je sais à peu prés de combien de kilos je dois me débarrasser. L’ajustement final se fait directement à l’aéroport, en utilisant un guichet d’enregistrement vide, comme ça, pas de surprise !

Vient ensuite le tour du vélo. Pour mes précédents voyages, je m’en tenais uniquement aux obligations de la compagnie aérienne : dégonfler les pneus, tourner le guidon et parfois démonter les pédales. La plupart du temps cela suffit, mais lorsqu’on retrouve son vélo abîmé aprés un vol on devient plus précautionneux …

Pour ce voyage, j’ai été un peu contraint, par la force des choses, d’emballer soigneusement le vélo pour pouvoir le transporter dans le TGV. Comme il doit rentrer dans une housse de 120×90 maximum, je l’ai pratiquement tout démonté. J’ai pris soin de rajouter un bout de tige filetée à la place des roues, pour rigidifier le cadre. J’ai ensuite emballé le tout dans une grosse bâche bien ficelée et décorée de deux pancartes à destination du personnel de l’aéroport.

1_rigidification_fourche

2_emballage_ouvert_gros_plan

3_velo_emballe

4_etiquette_velo1

J’ai préféré une bâche ficelée à une housse pour son côté réutilisable, quitte à trimballer quelque chose sur le vélo, autant que cela me serve !

PS : finalement, pour cause de grève de la SNCF, je partirai de Biarritz en avion, et c’est pas plus mal !

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Escapade en basse-navarre

dimanche 2 novembre 2008

Profitons de ces derniers beaux jours d’octobre pour aller découvrir à vélo, une des régions les plus sauvages du pays basque : le pays de Cize en Basse-Navarre.

Comme à notre habitude, nous rejoignons St Jean le Vieux au petit matin, équipé de nos vélos, d’un léger casse croûte et surtout de beaucoup de motivation ! Nous avons une vague idée de la distance à parcourir mais pas trop de son dénivelé. Peu importe,  les paysages sauvages aux couleurs automnales seront au rendez vous !

La balade débute comme pour l’ascension du Col de Burdinkurutcheta, le long d’une petite route qui slalome dans la campagne navarre direction Mendive, pour ensuite bifurquer vers Béhorléguy via quelques lacets bien sentis. Nous ne le savons pas encore mais nous attaquons une ascension de presque 3h nous menant au col d’Aphanize (dont voici le profil pour les curieux).

Les premiers kilomètres sont terribles ! Que des pentes en ligne droite et à 10% ! Ca use les jambes (enfin surtout les miennes, Cyril filoche à toute allure tel Armstrong dans l’Alpe d’Huez ;-)) mais ça fortifie le mental. Heureusement, la beauté des paysages nous réconforte et nous récompense.

En chemin, nous croisons un troupeau de moutons qui rentre à la maison. On se dit souvent qu’il n’y a pas plus bête qu’un mouton, n’empêche qu’ils rentraient tranquillement chez eux en suivant la bonne direction, le berger les surveillant de sa voiture !

L’arrivée en haut du col est sensationnelle : malgré le vent de face, nous avons l’impression de voler au dessus de la route tant c’est agréable de pédaler sur du plat ! Nous profitons pleinement de ces quelques lacets en altitude pour se relaxer et admirer quelques pâturages aux couleurs ocres, parsemés ici et là, de gouffres. On y découvre d’ailleurs le gouffre d’Aphanize présentant un puit parfaitement vertical de 328m, ce qui en fait le second du monde !

L’aprés midi pointe le bout de son nez, nous entamons la descente sur Aussurucq à travers la forêt des Arbailles. Difficile de qualifier cette descente avec des mots tant elle fût merveilleuse ! Une route joueuse, qui se faufile au coeur d’une forêt enchantée aux couleurs d’automne, une descente d’un bon quart d’heure non stop ! Waouh, le paradis !

J’entre avec un bon hoquet dans Aussurucq, un bled absolument désert. Cyril me devance de quelques mètres. Il arrive à hauteur d’une vieille dame assoupie sur un muret longeant la route, quand soudain, un hoquet résonnant dans tout le village m’échappe ! La vieille dame sursaute et nous laisse apercevoir son visage stupéfié, avant de replonger dans son sommeil. Quelques coups de pédale de plus et c’est le fou rire !

Le chemin du retour est un peu plus classique. Nous passons le col d’Osquich (profil), qui nous effraie au premier abord mais qui se passera sans trop de difficulté. Les quelques montées qui suivront nous laisseront pourtant des traces, chacunes d’elles étant de plus en plus difficiles à grimper. Nous rejoindrons St Jean le Vieux à bout de forces, mort de soif, mais ravis de cette formidable journée.

Comme quoi, pas besoin d’aller à l’autre bout du monde, les beaux coins sont à portée de mains 😉


Faux départ …

lundi 6 octobre 2008

Les aléas de la vie font que, parfois, il vaut mieux repousser ses projets pour en profiter encore plus pleinement. Pour différentes raisons, familiales et matérielles, je partirai donc un peu plus tard.

Quand ? Je ne sais pas encore, je vais prendre le temps d’y réfléchir, de me poser un peu du coup et de peaufiner ce voyage 🙂

j’essaierai quand même d’écrire quelques articles, histoire de faire un peu vivre ce blog avant de partir !


Et tu vas aller où ?

mercredi 20 août 2008

En voilà une question que l’on me pose régulièrement ! Bien souvent je réponds par simplicité : « Je ne sais pas ». Non pas que je n’en sais absolument rien mais sur un voyage de plusieurs années, il est difficile de prévoir un itinéraire de façon précise tant il peut être modelé au grés du climat, des envies, des rencontres, de la situation géopolitique des pays et de tant d’autres choses.

A force de lire des récits d’aventures et de me renseigner sur les pays qui m’attirent, quelques chemins se sont quand même naturellement imposés. A l’aube de mes 26 ans, voici les quelques idées qui trottent dans ma p’tite tête, posées sur une mappemonde.


Point de départ : Bangkok. Même si je ne suis pas particulièrement friand de l’ambiance des grandes villes, je pense y rester quelques jours, le temps de m’adapter au décalage horaire et surtout au changement radical de culture. Je prendrai ensuite la direction des parcs nationaux de l’ouest, pour bifurquer vers Ayutthaya, l’ancienne capitale du royaume de Siam, et rejoindre l’ouest du Cambodge. En passant par la célèbre cité d’Angkor, je remonterai vers le Nord pour redescendre vers Phom Penh en longeant le Mékong. Une longue remontée me fera découvrir le sud du Vietnam, avant de traverser le Laos pour rejoindre l’est de la Thaïlande.

De retour au pays du sourire, je visiterai cette fois les régions plus sauvages du Nord, notamment le triangle d’or formé par Chiang Mai, Mae Hong Son et Chiang Rai. Je retournerai ensuite au Laos pour prendre le temps de parcourir le nord du pays à la découverte des nombreux villages nichés au fin fond de la jungle.

Ma découverte de l’Asie du sud est s’achèvera ici, aux portes de la Chine. J’entamerai alors une éternelle traversée de ce pays qui m’intrigue beaucoup mais que j’ai de plus en plus envie de découvrir.  J’essaierai de me frayer un chemin entre les hauts plateaux du Tibet à l’ouest et les mégapoles ultra-polluées de l’est, à la rencontre d’une population dont l’évolution des comportements jouera très probablement un rôle déterminant à l’échelle de la planète.

Aprés un long détour dans les contrées sauvages de la Mongolie, je reviendrai dans l’ouest de la Chine, pour suivre la célèbre mais difficile Karakoram Highway, qui me mènera dans le nord ouest de l’Inde, en passant par les hauts cols himalayiens.

Arrivé en Inde, plus d’un an se sera écoulé. Peut être que j’en aurai assez et que je rentrerai en France, ou alors peut être que je filerai vers l’Océanie pour découvrir l’Australie et/ou la Nouvelle Zélande tout en travaillant et en préparant une éventuelle traversée des Amériques du Nord au Sud. D’ici là, beaucoup de choses ont le temps d’arriver, nous verrons bien !


Ascension du col de Burdincurutcheta

mardi 5 août 2008

En ce beau week end ensoleillé, une idée me trotte dans la tête : pourquoi ne pas profiter de ces belles conditions estivales pour gravir un col pyrénéen à vélo ? Cela fait plusieurs mois voire plusieures années que nous en parlons avec Cyril, mon fidèle compagnon d’aventures cyclotouristiques. En somme nous capables ? Est ce si difficile que ça ? Il n’y a qu’une seule façon de le savoir !

Quelques recherches sur Internet plus tard, notre chemin de croix est tout trouvé. Il s’élancera de St Jean le Vieux, sur dix kilomètres de faux plat montant, avant de serpenter sur dix kilomètres de mieux dans les versants boisés des Aldudes, jusqu’au col de Burdincurutcheta. Coïncidence frappante, Burdincurutcheta signifie « croix de fer » en basque…. Les différents palliers du dénivelé nous laisse songueur (voir ici), mais ce sera le col parfait pour se faire la main !

Rendez pris pour le dimanche matin, afin de profiter de la fraîcheur matinale … qui fût plutôt torride. A 10h cela cogne déjà pas mal, même si c’est encore largement supportable. Nous attaquons les premiers kilomètres à un rythme tranquille, histoire de s’échauffer et de profiter des superbes paysages de la région. Les questions s’entrechoquent dans nos têtes. Va t’on craquer au bout d’un kilomètre ? de deux ? Va t’on arriver jusqu’en haut ?

La fin de la première portion approche. La route se faufile au coeur de la vallée de Laurhibar, verdoyante et mystérieuse. A la fin de chaque virage, nous guettons le début de l’ascension en essayant d’en deviner le tracé, à la fois tout excités et pleins d’appréhension, tels deux chasseurs à la poursuite d’un gros gibier.

Ca y est, nous l’avons débusqué ! le cliquetis de nos dérailleurs retentit, l’ascension commence ! Nous grimpons à un rythme lent mais régulier, concentrés sur notre respiration. Rapidement la transpiration coule à flot, mais les jambes tiennent. Les premiers pourcentages sont assez redoutables, nous savons qu’il ne faut pas forcer le rythme et préserver notre régularité. Aprés une demi heure de lutte, nous terminons les quatre premiers kilomètres, les plus difficiles. Une halte de courte durée s’impose afin de manger un bout et recharger les batteries.

L’ascension reprend sur une portion plutôt tranquille (5%) qui nous permet de récupérer et de rouler à un rythme un peu plus soutenu. Puis les pourcentages oscillent entre 6 et 9%, nous avons du mal à trouver notre rythme : trop lentement et nous moulinons sans avancer, trop rapidement et nous nous épuisons à vue d’oeil. Cela continue comme ça jusqu’à la vue de la fin du col où nous nous lâchons en finissant par un sprint sur un faux plat montant à 2%. Ca y est, nous sommes en haut ! Un regain de fierté nous envahi, nous sommes tout heureux d’avoir réussi. Il nous aura fallu 1h15 pour monter ces dix kilomètres de col.

Nous en profitons pour pique niquer tranquillement en haut du col et admirer les lieux, avant d’attaquer la descente.

Nous dévalons la pente à fond les ballons, même si Cyril doit se contenir, il n’a plus de freins … Les épingles joueuses mais techniques se succèdent à une vitesse effrainée, pour rejoindre, quinze minutes plus tard, le fond de la vallée. Durant cette descente, j’aurais atteint la vitesse de 74,3km/h, les yeux remplis de larmes mais avec des sensations inoubliables.

Cette ascension fût superbe, moins difficile que ce que nous pensions, mais quand même physique et gourmande en énergie (il est important de prévoir de quoi manger en route). Nous sommes bien motivés pour de prochaines ascensions, sur plusieurs jours et avec les bagages cette fois ci.


Le périple

lundi 7 juillet 2008

Fin octobre 2005, je rentre tout heureux et tout émerveillé de mon premier voyage à vélo, d’un mois et demi, à travers la France et l’Irlande. J’y ai découvert un nouvelle façon de voyager, au plus prés de la Nature et des rencontres, faite d’essentiel et d’imprévus, et où l’on prend le temps de vivre, de contempler, de profiter des belles choses.

Septembre 2007, je parcours une partie du Danemark pendant 3 semaines, avec l’idée d’un voyage au long cours qui me trotte de plus en plus dans la tête. Sur les routes danoises, je m’évade, je m’imagine immergé au coeur des grands espaces naturels canadiens, sur les routes ocres et désertes du Colorado ou encore à errer sur le salar d’Uyuni et dans les steppes de la patagonie. Que de lieux magiques j’ai pu découvrir à travers les récits d’autres voyageurs ! Maintenant je veux les voir de mes propres yeux !

Octobre 2008, je m’envolerai enfin vers de nouveaux horizons, pour une durée indéterminée, sans itinéraire précis en tête, avec juste l’envie de découvrir des milliers de lieux, de gens, de parfums, de goûts, de couleurs, de cultures, de musiques, de rires et de profiter de l’immense chance que j’ai de pouvoir réaliser ce rêve. Cette aventure commencera par l’Asie du sud est, où je parcourrai les routes de Thaïlande, du Cambodge, du Vietnam et du Laos, avant d’aller peut être en Chine, en Inde ou ailleurs, l’avenir me le dira 🙂