Découverte de la Serbie

samedi 10 octobre 2009

Nous voici désormais en Serbie, Angélique et moi, pour un mois de vadrouillage à travers la plate Voïvodine et ses grandes villes Novi Sad et Belgrade. Nous continuerons le long de la route des forteresses (j’en vois déjà une qui saute partout !) qui se fraie un chemin au côté du Danube dans les gorges de Derdap, jusqu’à la frontière roumaine et les portes de fer. De là, nous devrions descendre plus dans le sud pour découvrir des régions plus montagneuses et plus sauvages, en direction de l’alléchant parc de Tara, au sud ouest, où nous pensons faire quelques randos. Le temps passe vite, dès fin octobre il nous faudra déjà rentrer et reprendre, cette fois, une autre longue aventure que l’on appelle travail 😉

Au moment où j’écris cet article, nous sommes à Novi Sad et prenons dés demain matin, la direction de Belgrade. Tout se passe très bien, la Serbie est un pays très intéressant à découvrir et pourtant il n’attire encore que peu de touristes. Cela devrait changer très rapidement maintenant qu’il a atteint une certaine stabilité politique. Je vous en parlerai plus longuement dans un prochain article, si j’en ai le courage 😉

A bientot !

PS : si vous voulez plus de détails, je vous invite à regarder le blog d’Angélique (vagabondange.over-blog.com), qui, je dois l’avouer, est beaucoup moins fénéante que moi pour donner des nouvelles 😉

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De Genève à Budapest

samedi 10 octobre 2009

2 mois et demi de repos ca passe vite ! Bien recupéré de cette superbe virée asiatique, me voici de nouveau en selle, accompagné de l’ami Cyril, pour 1 mois de voyage de Genève à Budapest.

Cette épopée s’est déroulée de fin aout à fin septembre. Elle nous a d’abord fait découvrir le Jura suisse, de Geneve à Bale, le long de la route n° 7 vraiment tranquille mais bien vallonnée pour des montagnes que l’on a tendance à qualifier de peu élevées. Quelques cols bien sentis, dont celui de l’aiguillon, nous ont donné du fil à retordre, idéal pour nous mettre en bonne condition physique et mentale !

J’ai été agréablement surpris par la douceur de ces paysages de moyenne montagne, très verts et boisés, aux nombreux hameaux tous mignons, aux journées caniculeuses et nuits bien fraîches ! On se rappellera longtemps de la première, où le thermomètre est descendu sous le 0°.

 C’est donc avec beaucoup de plaisir que nous avons parcouru cette région, berçés par ce fameux accent suisse qui n’est finalement pas caricaturé dans les sketches … Y’a paaas l’feeeeu au laaaac 🙂

 Bale marque le début de la Suisse allemanique. Fini les beaux décors et l’accent chantant, on a déjà l’impression d’avoir quitté la Suisse pour l’Allemagne. On ne cesse de croiser des gens à vélo, à pied, à rollers, très sportifs donc, mais plutôt froids. La route n°2 que nous suivons jusqu’au lac de Constance nous fait traverser bon nombre de zones industrielles peu alléchantes, sous un crachin démoralisant. Quelques passages sur des chemins forestiers et de belles traversées de hameaux viendront nous réconforter pour atteindre au plus vite le lac.

 Le lac de Constance se situe à cheval sur 3 pays : la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne. Même si cela représente un détour d’un peu plus de 200 km, nous voulons en faire le tour. Ce sera l’occasion d’apercevoir au loin, les nombreux hauts sommets autrichiens parfois encore enneigés, pleins de promesses de futures aventures pédestres ou cyclotouristiques. Nous aurons aussi le plaisir de faire enfin notre premier plouf du voyage, dans une eau plutôt fraiche et sur une plage de galets idéale pour masser en profondeur la plante de nos frêles petits pieds. Le beau temps étant revenu, ces 3 jours seront revigorants pour rejoindre en pleine forme, la source de celui qui sera notre guide inconditionnel jusqu’à Budapest et que nous perdrons rarement de vue : le Danube.

 De Donaueshingen à Budapest, nous emprunterons les sentiers sinueux et ombragés de la forêt noire allemande, nous visiterons tout aussi bien de sublimes cathédrales à Ulm et Passau qu’un bouleversant camp de concentration autrichien, nous découvrirons l’attrayante et paisible ville de Vienne puis celle de Bratislava, plus bordélique et surtout nous dégusterons avec joie de nombreuses spécialités locales, plus ou moins revisités en camping avec la popote et le réchaud. Les rösti qui se transforment en espèce de purée aux épices indiennes ou les saucisses allemandes pas cuites, on ne goute ça qu’une seule fois dans sa vie 😀

 Le passage en Hongrie sera pour nous un vrai dépaysement. On quitte l’Europe de l’ouest, riche et développée, intéressante à découvrir mais rarement surprenante, pour aller vers celle de l’Est, encore marquée par de nombreux événements politiques et/ou militaires, qui émerge et se modernise doucement. Les vieilles ladas font rapidement leur apparition, la conduite devient plus sportive et anarchique, les panneaux s’effacent et nous perdent, une nouvelle langue nous étourdis, nos répères changent. J’adore cette sensation ! La Hongrie en elle même ne me laissera pas d’excellents souvenirs de rencontres ou de découvertes mais j’ai pris plaisir à la traverser avec Cyril, pour ce côté dépaysant justement. La capitale Budapest sera quand même une belle surprise, de nombreux monuments impressionnants comme le parlement et des bains thermaux où l’on resterait des journées entières.

 Le 26 septembre, une nouvelle aventure commence : Angélique nous rejoins à Budapest avec son vélo couché, pour quelques jours à 3 puis un mois en amoureux à travers la Serbie. Nous passerons d’agréables moments durant ces quelques jours même si la séparation arrivera plus vite que prévue, Cyril devant interrompre son périple jusqu’à Tulcea en Roumanie et rentrer en France pour raison professionnelle.

 Encore une superbe escapade à vélo, moins aventure qu’en Asie mais que j’ai beaucoup aimé partager avec Cyril tant les bons moments de franches rigolades ont été nombreux. Avec, en plus, la satisfaction d’avoir fait des progrés physiquement, en parcourrant 2300 km en un peu moins d’un mois. Un voyage n’est jamais une course mais c’est toujours sympa de pouvoir accomplir de longues distances tout en profitant complètement de l’aventure 🙂

 Au risque de me répéter à chaque fois, je finirai par le classique : A quand le prochain trip ensemble ? 😉

 Tu tu tuuuuut tu tu tu tuuuuuuut ! (ça c’est pour Cyril et Angélique, ils reconnaitront la chanson :D)

 PS : je vous invite à aller visiter le site web de Cyril pour d’autres articles sur cette aventure : gidebo.wordpress.com