Le matériel

J’ai hésité à écrire une page sur le matériel qui m’accompagnera au cours de ce périple vu la quantité de blogs traitant de ce sujet. Puis finalement, c’est une occasion pour moi d’y voir plus clair sur ce que j’amène et ça peut toujours aider un éventuel cyclovoyageur errant qui se serait perdu ici 🙂

Je donne mes impressions sur les éléments qui sont, à mes yeux, les plus importants. Pour le reste, vous trouverez la liste complète ici.

Le vélo

Et oui, pour voyager à vélo, il faut avant tout un vélo. Mais pas n’importe quel vélo ! Un vélo qui correspond à ce que vous souhaitez entreprendre, un vélo que vous connaissez sur les bouts des doigts et que vous pourrez réparer, un vélo en qui vous avez confiance et qui sera votre plus fidèle compagnon de route tout au long de votre aventure.

Difficile d’être guidé dans le choix d’un vélo tant les avis des cyclotrotters divergent. Certains explorent le monde sur un vieux vélo hérité de leur arrière grand père, d’autres investissent dans le tout dernier cri à plusieurs milliers d’euros, ou en bricolent un avec des pièces trouvées à droite à gauche. Il existe presque autant de vélo que de cyclovoyageurs !

Aprés des heures de lecture, de réflexion, de recherche du vélo idéal, j’ai finalement choisi de le monter moi même, avec pour mots d’ordre : simplicité et solidité. J’ai ainsi appris à monter, démonter, régler et entretenir un vélo, chose qui me sera probablement utile pendant ce voyage au long cours 🙂

J’ai commencé par aller faire un tour chez rando-cycles à Paris, pour rencontrer Paul, le gérant, et bénéficier de ses nombreuses années d’expériences en fabrication de vélos de cyclotourisme. J’y ai trouvé un très bon cadre rigide en acier Cromo-Hi, de fabrication allemande, adapté à ma taille, avec de nombreuses attaches brasées (pour les portes bagages, les portes bidons, les gardes boues, etc …) et pour des roues de 26 pouces (le plus facile à trouver partout dans le monde). Je l’ai ensuite équipé d’un ensemble de pièces standard (essentiellement Shimano Deore et LX) et facile à trouver : pédalier XT 22-32-44 et cassette LX 9 vitesses 13-34 (pour mouliner comme un papy et grimper aux arbres !) , roues LX avec 36 rayons de tandem et jantes double paroies, pneus swalbe marathon et porte bagage tubus.

J’ai pu testé cette nouvelle monture pendant 3 semaines au Danemark, elle fonctionne comme une montre suisse. Je n’aurais jamais cru que c’était aussi plaisant de voyager avec un vélo solide et bien réglé. Un pur bonheur ! Il ne paie pas de mine, d’ailleurs j’ai eu droit à tout un tas de remarques du genre « mais c’est avec ce vélo que tu pars ? », « Il est bien ce vélo ? », « Je m’y connais en vélo, j’en fait souvent le week end. Il a pas l’air terrible le votre » (à l’aéroport, au retour du Danemark). Rien ne pouvait me faire plus plaisir, au moins on ne me le volera pas !

Pour les curieux, voici la liste complète des pièces choisies : ici

Les bagages

Pour les sacoches arrières, j’ai opté pour des Ortlieb Bike Packer, de fabrication allemande, très solide et 100% étanche. J’ai pu les utiliser par tout temps en Irlande et au Danemark, j’en suis pleinement satisfait. Pour les avoir au meilleur prix je vous conseille d’aller jeter un oeil sur le site allemand d’ebay ou sur celui de outdoors-work (cf. page « Webographie »). J’y rajouterai peut être une paire de sacoches à l’avant, selon la quantité de matériel que j’aurai à transporter.

J’ai aussi une sacoche de guidon Décathlon avec une housse de protection. Sa capacité de rangement me convient, même si j’aurais préféré une sacoche 100% étanche et avec une meilleure fixation. Si je devais la changer, je me tournerais très probablement vers des Ortlieb ou Vaude, c’est plus cher mais c’est du solide et ça dure.

Je complète ces bagages d’un sac à dos rando raid Décathlon de 27 litres, que j’éviterai de trop remplir pour ne pas avoir mal au dos. Il me sera trés utile pour les treks ou balades sans le vélo.

Les vêtements

Le voyage en Irlande m’aura appris une chose : faire du vélo plusieurs heures par jour … ça fait mal au cul ! Pour éviter d’avoir les fesses machées aprés de longues journées de pédalage, je suis devenu adepte du cuissard et j’en suis très satisfait.

Pour le reste, j’utilise les mêmes vêtements qu’en randonnée pédestre : des pantalons ou pantacourts avec plusieurs poches, des tee shirt respirants, des polaires et des sous vêtements classiques. J’accorde une attention toute particulière aux vêtements de pluie (pantalon et coupe vent), histoire de finir au sec même aprés une journée sous la tempête.

Le couchage

J’ai commencé mes escapades à vélo et à pied avec une tente T2 Décathlon, basique, mais qui coûte une bouchée de pain (moins de 20€ à l’époque) et qui a répondu à toutes mes attentes jusqu’à aujourd’hui. Elle a cependant quelques défauts. La toile intérieure doit être montée avant l’extérieure, ce qui n’est pas trés rigolo lors qu’il pleut averse… Puis son abside n’est pas suffisamment grande pour pouvoir manger ou bricoler à l’abri.

Pour des périples de quelques jours à quelques semaines cela suffit, mais pour un voyage plus long ça peut être sympa d’avoir un peu plus de confort. J’ai donc investi dans une nouvelle tente, une Jammet Makalu 4000, 3 places pour avoir de l’espace, avec une grande abside et avec la possibilité de monter d’abord la toile extérieure. Elle est bien plus grande que la T2 (ce qui n’est pas qu’un avantage) et offre un confort vraiment appréciable.

Pour le dodo proprement dit, j’utilise un simple matelas autogonflant et un sac de couchage S5 de Décathlon, avec un sac à viande pour les fois où je dors dans un vrai lit.

La cuisine

L’élement le plus important pour se faire à manger est bien évidemment le réchaud. Jusqu’à lors, je possédais un tout simple réchaud à gaz camping gaz qui m’a bien rendu service. Le principal souci c’est qu’il ne fonctionne qu’avec des cartouches camping gaz et qu’on n’en trouve pas partout (loin de là …). J’ai donc choisi d’investir dans un réchaud multicombustible (essence/gaz), le plus polyvalent. Ce sera trés probablement le Gravity Multifuel II de Primus.

Pour le reste, encore une fois, je réutilise mon matériel de randonnée : une popote de chez décathlon et un bon vieux opinel qui coupe.

L’électronique

Comme tout occidental né en pleine société de consommation, je ne peux plus me passer d’appareils électroniques tels que l’appareil photo ou le lecteur mp3. J’apporte donc un stock de piles rechargeables que je pensais rechargées lors d’arrêt en auberges de jeunesse, mais c’était sans compter sur mes gentils collègues bordelais qui m’ont offert un panneau solaire 6W pour mon départ. J’y connecterai un chargeur pour pile LR03/06 et pour batterie d’appareil photo ainsi que mon lecteur mp3. Avec ça, je serais complétement autonome niveau électricité ! Simple et en plus ça marche trés bien !

Voilà une photo de l’ensemble, où l’on voit le panneau, le chargeur de piles/batterie, le lecteur mp3 et la petite bidouille électrique que j’ai bricolé pour pouvoir brancher un câble USB sur le panneau :

Divers

Voici, en vrac, quelques petits trucs qui ne prennent pas de place et qui sont particulièrement utiles :

  • un carnet de voyage, pour noter tous les soirs les péripéties de la journée. Quel bonheur de le relire quelques mois ou années plus tard !
  • quelques photos de son pays, sa région, pour montrer aux gens qu’on rencontre.
  • une lampe frontale, très pratique le soir en bivouac.
  • une pince pantalon, pour éviter de se prendre le pantalon dans le pédalier …
  • une boussole, pour se repérer hors de sentiers battus ou même en cas de doute sur la route à prendre.
  • un sifflet autour du cou. Lisez le bouquin de Mathieu Monceaux, son sifflet lui a sauvé la vie.
  • des sacs poubelles, pour la poubelle en bivouac mais surtout pour se protéger les pieds en cas de fortes pluies, c’est vraiment efficace !
Publicités

6 Responses to Le matériel

  1. Lancelot dit :

    Super ! 😀

  2. pierre dit :

    Bonjour!

    on m’a dit qu’ avoir un gps avec des cartes IGN etait tres pratique, j’hésite a en acheter un pour faire le tour de l’irlande. Que peu tu me conseiller?

  3. remy dit :

    Pour l’Irlande, nous avons fait sans GPS. Peut être que d’en avoir un avec une bonne carte peut te permettre d’explorer des coins plus sauvages. Tout dépend de ce que tu souhaites faire.

  4. marjorie dit :

    Bonjour!!

    je pense partir en Irlande l’été prochain et faire le tour du sud en vélo, auriez vous des conseils?
    Merci

  5. gidebo dit :

    Bonjour Marjorie,
    Si je peux me permettre d’apporter un début de réponse au niveau de l’itinéraire, il faut absolument faire l’intégralité de la côte sud-ouest (péninsule de dingle, ring of kerry, slea head…), c’est tout simplement magnifique. A visiter également, le petit port de Kinsale au sud de Cork.
    Si tu peux aussi aller un peu plus au nord dans le Burren et le Connemara, tu seras assurée d’en prendre plein les yeux 🙂

  6. rémy44 dit :

    Salut Rémy.

    Merci pour ce blog très sympa.

    Pourrais-tu me donner ton avis sur le réchaud gravity de Primus ? Je pars bientôt pour un tour du monde et je suis tenté par la polyvalence essence/gaz de ce modèle. Peux-tu me dire ce que tu en penses ? Comment marche-t-il en général, et avec du gaz en particulier ? As-tu une estimation de la durer d’une cartouche de gaz (400g)?

    Merci beaucoup !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :